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    Palmeraie de Marrakech : La gestion par la chaîne Taj remise en cause

    Par L'Economiste | Edition N°:56 Le 03/12/1992 | Partager

    L'hôtel de la Palmeraie de Marrakech devait être géré comme un palace, dans le style faste des Indes anglaises.
    Une belle histoire de la jungle devait se dérouler en pleine palmeraie de Marrakech. La légende maroco-indienne va probablement s'arrêter là. Les propriétaires marocains de l'hôtel ont fait part à l'entreprise de Londres qu'ils remettaient en cause "le contrat de gestion pour compte" qui devait intervenir dès l'ouverture de l'hôtel, qui n'a pas encore eu lieu.
    Les honoraires d'assistance à la pré-ouverture ont déjà été versés. La partie marocaine veut en rester là, car elle doute de la compétence et même de la bonne foi de son vis-à-vis. Elle manifeste de sérieuses inquiétudes quant aux chances de réussite de la "chaîne" anglo-indienne, qui ne gère en Europe qu'un hôtel d'affaires, le Saint James de Londres. La chaîne Taj, qui n'a de rapport avec le monument indien que le nom, s'estime lésée, et juge la remise en cause du contrat inopportune. A ce jour, il y a une tentative de règlement à l'amiable. Aucune procédure d'arbitrage ou de contentieux n'est entamée.

    Les promoteurs de la palmeraie ne tiennent pourtant pas à gérer l'hôtel eux-mêmes. Il y a des candidats à la gestion. Mais le promoteur contacté dément qu'il y ait eu vente ou même accord sur le principe de la vente.
    A l'origine, en Janvier 1989, la société "Palmeraie de Marrakech" a conclu un contrat avec une société dénommée "Taj International Hôtel INC", installée à Londres.
    Le promoteur du projet de Marrakech avait été reçu, en Inde, avec tous les fastes: danses orientales, éléphants... L'lnde des Maharadjah et de Lord Mountbatten était recréée sous ses yeux. C'est le coup de foudre, il rêve d'un tel faste pour Marrakech. Taj-Hôtel, appartenant au fameux groupe TATA est alors invité à implanter ce rêve d'Orient, cet accueil de mille et une nuits, à Marrakech. Le propriétaire de l'hôtel décide de concéder au groupe Taj, le soin de gérer l'établissement, suivant les normes des établissements de haut standing. TAJ devra aussi trouver des clients... En retour, l'entreprise anglo-indienne prélèvera une commission calculée sur le chiffre d'affaires et le bénéfice brut.

    Mais outre d'inquiétantes volte face sur l'identité et même le statut juridique du contractant indien et dés la phase pré-contractuelle, le groupe "expert" dans la gestion hôtelière va chercher un organisme international, spécialisé dans les vacances, pour l'aider à remplir l'hôtel. Ce sera un autre manquement peut-être, un signe d'incompétence, qui entraînera le promoteur marocain à remettre en cause la collaboration.

    K. B.

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