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Assurance-maladie obligatoire: Débats chauds

Par L'Economiste | Edition N°:512 Le 21/05/1999 | Partager

· Les différentes parties concernées par l'AMO restent sur leur position

"Le débat sur l'assurance-maladie obligatoire ne devrait pas se transformer en guerre de position". L'on attendait une réaction des syndicats sur le projet AMO. Voilà, c'est fait. Ces propos sont ceux de M. Omar Benbada, représentant de la CDT. "Il faut une reprise des discussions tripartites", a-t-il déclaré au cours de la conférence-débat organisée par L'Economiste vendredi dernier sur "L'Assurance-maladie obligatoire". M. Benbada déplore le fait que "les décisions commencent de plus en plus à être prises de manière unilatérale". Le message était adressé ouvertement à M. Khalid Alioua. Car le représentant de la CDT ne parlait pas que de l'AMO.
Pour ce qui est de la couverture médicale, la conférence a permis pour la première fois de réunir, en plus de la CDT, les différentes parties intéressées, à savoir: la Fédération des Assurances (courtiers et compagnies), cliniques privés, CGEM, l'Association Marocaine de l'Industrie Pharmaceutique, CMIM, et des représentants de la médecine privée. Ce cocktail semblait à première vue explosif. En réalité, il n'en fut rien. Le ton observé par les uns et les autres est resté mesuré. Même si parfois le débat menaçait de replonger encore une fois dans la polémique.

Degré de maîtrise des dépenses de santé


La position du patronat, des assureurs privés et des cliniques privées est restée inchangée. Partisans d'une gestion pluraliste avec un organisme unique de coordination, ces derniers n'ont pas manqué de rappeler que "la concurrence entre organismes gestionnaires reste le meilleur garant de la qualité". Le message portait implicitement sur la gestion de la CNSS. Mais la réaction de M. Rafik Haddaoui, directeur de la CNSS, ne s'est pas faite attendre. Il fait état de rapport émanant notamment de la Banque Mondiale et du Ministère des Finances "sur la réalité de la gestion au niveau des assurances privées". Mais M. Haddaoui n'est pas allé jusqu'à en dévoiler le contenu.
Pour ce qui est de l'équilibre financier qui devrait primer avec l'instauration de l'assurance-maladie obligatoire, les conférenciers ont souligné l'importance du couple "médecin-patient". D'ailleurs, les représentants de la médecine libérale (syndicat des gynécologues et le Collège marocain des spécialités chirurgicales), ont encore une fois déploré leur exclusion du débat, sans toutefois opter pour un camp ou un autre (et ce, contrairement à l'Association Nationale des Cliniques privées qui affiche clairement son choix pour la pluralité des gestionnaires).
En dépit de leur désaccord sur le choix de l'organisme gestionnaire, assureurs privés et CNSS sont d'avis que l'équilibre du future régime sera déterminé par le degré de maîtrise des dépenses de santé.

Khadija MASMOUDI

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