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Asie/raz-de-marée: La désolation

Par L'Economiste | Edition N°:1928 Le 30/12/2004 | Partager

. Le bilan ne cesse de s’alourdir d’heure en heure. Les cadavres en décomposition rendent le sauvetage difficile. Les risques d’épidémie génèrent de très vives inquiétudesLe bilan des tsunamis qui ont frappé dimanche 26 décembre plusieurs milliers de kilomètres de rivages de l’Asie du sud et du sud-est continue de s’alourdir: près de 81.000 morts étaient recensés jeudi 30 décembre à 03h50 GMT et la Croix-Rouge s’attend à plus de 100.000 victimes. Les risques importants d’épidémies génèrent de très vives inquiétudes dans les zones les plus touchées en Indonésie, dans les archipels indiens de Nicobar et Andaman et au Sri Lanka. C’est en Indonésie (45.268 morts) et au Sri Lanka (22.493 morts) que les vagues géantes provoquées par un séisme de magnitude 9 sur l’échelle ouverte de Richter survenu au large de l’Indonésie semblent avoir englouti le plus grand nombre de personnes.Dans la seule île de Sumatra, de 50.000 à 80.000 personnes pourraient avoir trouvé la mort dans les zones côtières du nord de l’île, a estimé mercredi Olivier Lacey-Hall, un responsable à Jakarta du Bureau de coordination des affaires humanitaires (Ocha) des Nations unies.Les autorités indiennes ont fait état d’un bilan provisoire de 10.850 morts, dont environ 6.000 dans l’Etat du Tamil Nadu (sud-est du pays) et 4.000 dans les archipels Nicobar et Andaman. Le sort des disparus est également un grand sujet de préoccupation pour la Thaïlande, qui a fait état d’au moins 1.975 morts et de 6.043 disparus. Selon le Premier ministre Thaksin Shinawatra, le bilan des morts va probablement dépasser les 3.000. Au moins la moitié des morts et disparus en Thaïlande sont des touristes étrangers. Dans les autres pays directement touchés par les tsunamis, 90 personnes sont mortes en Birmanie, 67 aux Maldives, 66 en Malaisie et 2 au Bangladesh. Les vagues ont atteint les côtes de l’Afrique orientale, principalement en Somalie, où au moins 114 personnes ont été tuées et où de 30.000 à 50.000 personnes ont besoin d’une aide humanitaire d’urgence. Dix personnes sont mortes en Tanzanie et une au Kenya. Des dizaines de milliers de personnes ont été blessées dans la catastrophe, et le nombre des personnes déplacées est lui aussi très élevé. Selon l’OMS, les tsunamis ont fait jusqu’à 5 millions de personnes déplacées en Asie. L’organisation a précisé qu’entre 1 et 3 millions se trouvaient en Indonésie, et un autre million au Sri Lanka. Le reste se répartit entre l’Inde, les Maldives et d’autres pays.Les opérations de sauvetage se multiplient mais la tâche des volontaires devient de plus en plus difficile. Selon un d’entre eux, qui après 32 années de missions de sauvetage, se disait «désensibilisé» face à la mort, c’est l’horreur. La décomposition des centaines de cadavres, accélérée par la chaleur tropicale, est un véritable cauchemar. Les corps sont gonflés, la peau est en décomposition, leur poids a doublé. Même si le beau temps est revenu, des odeurs pestilentielles et insupportables flottent dans l’air, rappelant qu’il y a peu de temps, l’insoutenable s’est produit.


Indira Point, une zone engloutie par la mer

Indira Point, sur une des îles reculées de Nicobar, à l’est de l’Inde continentale et présenté dans les dépliants touristiques comme l’extrême sud de ce pays, a été avalé par les tsunamis, ont affirmé le 30 décembre la police et la garde-côtière locales. «Un hélicoptère des garde-côtes a survolé Indira Point et a rapporté que cette zone, était sous la mer», a déclaré à l’AFP Milind Patil, commandant de la garde côtière d’une des îles Nicobar. «Tout a été englouti, la caserne de pompiers, le grand bazar, le phare», a-t-il témoigné. Indira Point est en fait bien plus éloigné de l’Inde continentale que de Sumatra, à seulement quelque 140 km des îles Nicobar.Synthèse L’Economiste

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