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Economie

Aménagement de la vallée d'OurikaUn plan pour minimiser le risque d'inondation

Par L'Economiste | Edition N°:1833 Le 16/08/2004 | Partager

. Ourika n'est pas à l'abri des orages et crues de l'oued, notamment en août. Des infrastructures renforcées pour ne plus revivre le cauchemar de 1995 Neuf ans après, le tragique 17 août est toujours dans les esprits. Si ce n'est chez des habitants, du moins auprès des responsables de la région, qui aujourd'hui ne voudraient pas être affronté à la même catastrophe. Celle-ci était arrivée si soudainement qu'en moins d'une heure, elle a tué 200 personnes (cf leconomiste.com). La principale cause était les infrastructures défaillantes et surtout un débit fort de pluies en un laps de temps court qui avait détruit la région. De tels phénomènes sont quasi-imprévisibles «C'est violent et c'est court, ce sont des précipitations convectives», précisent les responsables. Aussi la capacité de réaction ne doit-elle pas dépasser deux heures. Mais difficile de réagir en si peu de temps lorsque l'on connaît l'enclavement de certaines parties de cette région.A aujourd'hui encore, Ourika n'est pas à l'abri des orages et crues de l'oued notamment en août, même si les risques ont été réduits, selon les autorités locales. L'année dernière encore à la même époque, de fortes pluies sont tombées dépassant les 100 millimètres/heure. De quoi faire une autre catastrophe ! «Nous ne pouvons pas maîtriser la nature, mais nous essayons de prévoir ses conséquences», commente le gouverneur de la province qui ajoute «Sans les systèmes mis en place depuis 2000, août 2003 aurait pu être une répétition de 1995» Première priorité donc, un plan pour la construction des seuils de traitement mécaniques avec un double objectif : Maîtriser et limiter l'écoulement des débris dans l'Oued et éviter ainsi les débordements ou le ravinement des berges. Second objectif : casser l'énergie de l'eau et retenir les gros blocs par la construction de sortes de petits barrages en béton tout au long des ravins. Près de 6.000 seuils ont été construits depuis 2000 dans le cadre d'un projet financé par le Fonds Hassan II et chapeauté par l'administration des Eaux et les forêts. Ces seuils devront par la suite être végétalisés. «Cela n'a pas été chose facile, indique Abdelmounaim Hassani, ingénieur des Eaux et forêts. Pour la plupart de ces seuils situés dans des zones complètement enclavés, il nous a fallu ramener le matériel de construction à dos de mulet». A côté de ces mesures de prévention, d'autres et toujours dans la montagne ont été entreprises et concernent particulièrement le reboisement. Les arbres et les plantes permettant de diminuer la force de l'écoulement. Ici non plus, ce n'était pas facile. Les autorités et les Eaux et forêts ont dû négocier avec les habitants, qui n'ont par ailleurs que ces plaines pour les pâturages de leur bétail. L'élevage est, faut-il le rappeler, la principale activité et source de revenu de la région. L'objectif de reboisement de 7.000 hectares est loin d'être réalisé d'ailleurs. Quant aux prévisions des crues, un don japonais (pays qui connaît bien ce genre de catastrophe et qu'il maîtrise) a permis la mise en place d'un système de prévision et d'alertes aux crues Sitti Fadma, avec automatisation de l'observation qui est transmise dans cinq stations hydrologiques, en plus de la province. Ce système permet aussi d'identifier les degrés de risque. Le matériel offert par le Japon est coûteux, près de 40 millions de DH. La région qui a besoin de systèmes semblables dans d'autres endroits à risque comme Asni (voir encadré), n'est pas capable actuellement de les équiper. En revanche, ses efforts dans le réaménagement de la vallée sont visibles. La prévention concerne également les routes. Et ce sont ces dernières qui avaient obstrué les secours lors des inondations de 1995. Selon les responsables de la province, les routes refaites auront coûté la bagatelle de 30 millions de DH. La plupart des travaux ont été entrepris par le ministère de l'équipement. Du reste, de nouvelles pistes reliant une vingtaine de petits douars ont été ouverts. Par piste, l'on entend un passage en 4X4. Pour faciliter les voies d'accès au secours, la province a aussi construit un escalier de secours à Setti Fadma.En somme, beaucoup d'efforts pour atténuer les risques, mais il reste encore quelques lacunes. A aucune fois, l'on ne parlera d'antenne de protection civile avoisinante. Rien non plus sur de nouveaux parkings notamment dans les zones les plus sensibles. Certes, les constructions au nid de l'oued ont été interdites, toutefois, il y en a d'autres informelles ou cafés à l'air libre et qui, en cas de catastrophes, seront les premiers à en subir les dégâts.


Les zones à risques

Ce n'est pas uniquement la vallée d'Ourika qui est tout le temps menacé d'inondations. Asni (Rha My Brahim), Asni Imlil et aussi Wirgane le sont aussi. Ils ont été identifiés comme zones à risques par la division de l'urbanisme. Dans ces zones, le risque est cependant moindre. Les hauteurs des eaux même en crues ne dépassent pas les 4 m. «Mais ce sont toutefois des zones à surveiller tout de même», insistent les responsables de la division. B. B.

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