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Economie

Abattage clandestinCasablanca: Des interventions sans effet…

Par L'Economiste | Edition N°:1833 Le 16/08/2004 | Partager

. Sur des centaines de tonnes de viandes impropres, à peine 800 kg saisis. La fermeture de quelques boucheries n'affecte en rien ce réseau informelLes autorités de la ville de Casablanca ont enfin décidé de sévir après moult hésitations. Ils ont procédé à une intervention jeudi dernier à l'improviste à la fameuse «Zenkat El Mâaden» (Derb Ghallef) lieu célèbre de l'abattage clandestin dans la métropole. Pour un responsable à la Commune urbaine, «ce n'est qu'une opération de routine menée par une commission locale». Forts de l'appui des agents de police et du soutien de la préfecture d'Anfa, les services vétérinaires ont procédé à la saisie de 800 kilos de viande impropres à la consommation. Cinq boucheries ont été fermées car ils servent de chaîne de distribution pour les autres. «Les quantités saisies ont été incinérées», tient à préciser le même responsable. Les faibles quantités saisies rendent cette opération sans effet, si l'on sait que des centaines de tonnes circulent encore dans ce marché informel. Un tour à «Zenkat Al Mâaden» permet de constater qu'aucun changement n'est perceptible. Presque toutes les boucheries sont ouvertes. Des vendeurs étalent au vu et au su de tout le monde leurs viandes. Des clients s'approvisionnent le plus normalement du monde. Déjà pour arriver à entrer dans ce quartier chaud «il fallait le soutien des forces de l'ordre, sinon on n'aurait jamais pu intervenir face à la résistance des bouchers clandestins», note un responsable communal. Cette opération timide a permis tout de même l'arrestation de trois bouchers alors que d'autres sont en fuite. «Les 3 détenus vont faire l'objet d'une enquête pour démanteler tout le réseau», rassure-t-on. Il n'est pas exclu de voir des propriétaires de snack venir s'approvisionner à Derb Ghallef. Les prix défient toute concurrence. Mais ce qu'on gagne en prix, on le perd en qualité. Sans pour autant faire le compte de ce qu'on peut dépenser en termes de soins à cause de maladies transmises par une viande non contrôlée par les services vétérinaires.L'Economiste a déjà publié un reportage sur le phénomène de l'abatage clandestin (édition du 06/07/2004). Ignorant les règles d'hygiène, les réseaux de l'abattage clandestin représentent un danger public. Leur viande peut être une cause de propagation de la tuberculose et des kystes hydatiques. «Ces maladies ne se manifestent pas du jour au lendemain, elles restent silencieuses pendant beaucoup de temps», explique un vétérinaire.Ali JAFRY


D'autres quartiers aussi…

Derb Ghallef n'est pas le seul lieu où circule la viande issue de l'abattage clandestin. D'autres quartiers moins connus s'adonnent à cette activité. La seule différence, c'est que dans ces quartiers, il n'y a pas de boucheries qui écoulent la marchandise. Mais les gens procèdent par la «Ouziâa»: ils s'associent pour acheter une vache ou un mouton et ils se partagent par la suite la viande. Les endroits les plus connus sont Sidi Bernoussi, quartier Chichane et Médiouna. A. J.


Les camionneurs débrayentLes camionneurs de Casablanca ont observé en fin de semaine dernière une grève. Ils se sont fait rejoindre par leurs confrères de Kénitra, Salé, Rabat, Bouznika, Mohammédia, et Had Soualem. Près de 150 camions se sont regroupés en guise de contestation sur le Boulevard Mohammed VI, au niveau de Souk Rmal (marché du sable). Selon Mustapha Nguimat, président de l'association regroupant ces professionnels, « nous demandons l'application de la loi à tout le monde sans exception». Et d'ajouter: «Nous voulons que tous les camionneurs s'alignent sur le même tonnage et mettent fin au traitement inégal qui sévit en la matière». Le tachygraphe pose également problème. Les camionneurs revendiquent la révision des sanctions applicables à ce niveau. «Au lieu de saisir le véhicule pour le mettre en fourrière, on souhaite que soit appliqué le retrait de papiers», affirme Nguimat.
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