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    Agrumes sur l'UE : Les exportations provisoirement suspendues

    Par L'Economiste | Edition N°:253 Le 07/11/1996 | Partager


    Vingt jours après le démarrage de la campagne d'exportation, la profession a décidé de stopper provisoirement les expéditions sur l'UE.


    Depuis le 5 novembre, l'interprofession a décidé d'arrêter provisoirement les exportations d'agrumes sur l'Union Européenne. Objectif: protéger et mieux approvisionner les marchés à contrats qualifiés «plus rémunérateurs et plus exigeants en qualité» et éviter des réexpéditions de marchandises des pays de l'UE vers ces débouchés. «Les marchés à contrat sont pour nous des destinations nouvelles sur lesquelles nous réalisons un effort important de pénétration et voulons y maintenir une certaine priorité et surtout une image de marque du produit Maroc», explique M. Ahmed Derrab, secrétaire général de l'Association des Producteurs d'Agrumes du Maroc (ASPAM).
    Dans tous les cas, la campagne d'exportation des agrumes, qui a démarré le 17 octobre, a atteint à ce jour près de 11.000 tonnes, dont 10.000 tonnes de clémentines normales et un millier de tonnes de clémentines précoces. Sur ce tonnage, près de 80% ont été orientés vers les marchés à contrat, essentiellement les pays scandinaves (non-membres de l'UE) et le Canada. Le reste a été absorbé par les marchés traditionnels de l'Union.
    Les prévisions pour la campagne 1996/97 tablent sur une production de 1,14 million de tonnes (contre 1,4 million en 1995/96), des exportations de 530.000 tonnes contre 620.000 la campagne précédente (-14,5%) et une consommation intérieure de 500.000 tonnes (-26,4%). La production des petits fruits connaîtra une diminution de près de 22% et celle des oranges de 20%, baisses expliquées par le phénomène d'alternance et de sécheresse enregistré il y a deux ans(1).
    De plus, signale M. Derrab, la campagne 1996/97 a essentiellement démarré avec des «fruits déverdis», c'est-à-dire des fruits passés dans des chambres de déverdissage pour accélérer leur coloration.
    «Avec les conditions climatiques actuelles, notamment les chaleurs anormales en ce début de campagne, un certain retard de coloration a été enregistré au niveau des fruits», indique le secrétaire général de l'ASPAM. Cependant, le déverdissage ne concerne que les fruits qui remplissent un certain nombre de conditions. Il s'agit notamment des fruits qui sont intérieurement mûrs et ayant un rapport sucre-acidité suffisant. A ce niveau, la profession a décidé qu'aucune exportation ne peut avoir lieu sans un rapport sucre-acidité de 7,5 et a retenu un pourcentage de jus qui soit conséquent et valable.
    Concernant les certificats d'importation(2), jusqu'à présent, et compte tenu de la faiblesse des quantités exportées sur l'Union Européenne, les professionnels avancent ne pas être entrés au coeur de la campagne pour connaître réellement «les effets pervers» de cette mesure restrictive prise par l'UE. «Nous n'avons pas exporté de tonnages conséquents qui puissent nous faire toucher du doigt les difficultés». Cependant, les freins sont toujours là et «nous sommes prêts à tout mettre en oeuvre pour en atténuer les conséquences, c'est-à-dire discipliner les tonnages, les qualités et les calibres, l'objectif étant de rester à des niveaux de prix satisfaisants et de suivre l'évolution et la gestion de ces certificats d'importation», expliquent les professionnels. Depuis l'instau-ration de cette mesure, des réunions entre la profession et le Ministère de tutelle se sont succédées. Un mémorandum a été rédigé et une délégation officielle devra prochainement se rendre à Bruxelles pour la négociation du dossier.

    Meriem OUDGHIRI

    (1) Cf AFB News d'octobre 1996.
    (2) Cf L'Economiste du 12 septembre 1996. Les nouveaux règlements communautaires en vigueur depuis le 1er septembre concernent la mise en place des mécanismes de la clause de sauvegarde spéciale et du certificat d'importation pour un certain nombre de fruits et légumes en provenance de pays tiers.

    L'équivalent tarifaire maximum pour la tomate


    Depuis plus d'une semaine, la tomate marocaine est assujettie, sur le marché communautaire, au paiement de l'équivalent tarifaire maximum (2,36 FF/Kg). Cette situation est essentiellement due à l'importante offre espagnole, marquée par des arrivages de 800 à 1.000 tonnes par jour. Cette surabondance entraîne ainsi la fixation du prix de la tomate à des niveaux relativement bas et par là-même à la cotation des tomates marocaines au-dessous du plancher imposé par le système des prix d'entrée. Le cours actuel de la tomate marocaine sur les marchés européens atteint 2,50 à 3 FF le Kg, selon les calibres, est-il indiqué auprès de l'Association des Producteurs Exportateurs de produits maraîchers et Primeurs du Maroc (ASPEM). A aujourd'hui, les exportations marocaines de tomates ont atteint près de 3.000 tonnes, toutes variétés confondues, dont 2.000 tonnes dédouanées sur l'UE au mois d'octobre. De plus, précisent les professionnels, le contingent Maroc pour le mois d'octobre n'a pas été réalisé (soit 5.000 tonnes).

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