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Affaire Jeblia: Le juge d’instruction demande les comptes bancaires

Par L'Economiste | Edition N°:1910 Le 06/12/2004 | Partager

. Il a requis les relevés de tous les prévenus. Il s’agit de 33 personnes dont 31 agents de police et de la Gendarmerie royale. Jeblia revient sur ses aveux et complique la tâche du juge L’affaire de trafic de drogue, connue sous le nom de Fatiha Jeblia, et qui a secoué la Sûreté nationale et la Gendarmerie royale à cause de la probable implication de certains de leurs agents, prend un nouveau virage. Le juge d’instruction près la Cour d’appel de Rabat a demandé aux banques de la place de lui soumettre les états et relevés des comptes de 33 mis en examen dont Fatiha Hammoud alias Jeblia et son collaborateur Abdelaziz Belahsen alias “Dabb”. Les 31 autres personnes (voir encadré) sont tous des agents de la police ou de la Gendarmerie royale. “Le juge d’instruction peut demander un relevé complet des comptes depuis leur ouverture comme il peut demander un blocage total ou partiel, mais ce cas n’intervient généralement qu’après condamnation”, explique un banquier de la place sous le couvert de l’anonymat. Dans ce cas de figure, seule une communication des états et relevés des comptes depuis leur ouverture a été réclamée. “Ce qui veut dire que le dossier est encore en cours d’instruction. Les dernières révélations de Jeblia, principale accusée dans ce dossier, obligent le juge d’instruction à revoir le dossier puisqu’il ne peut plus compter sur ses aveux”, confie un officier de la Police judiciaire (PJ). Signalons qu’après son arrestation, Fatiha Jeblia avait dénoncé tous les agents de police et de gendarmerie de Salé qui la protégeait, elle et son commerce illicite, en contrepartie de sommes d’argent. Ces agents ont été suspendus de leur fonction en septembre dernier en attendant les résultats de l’enquête. Un mois plus tard, l’affaire connaissait un nouveau rebondissement puisque Jeblia et son collaborateur avaient tout nié devant le juge d’instruction. En effet, le 27 octobre, date de la première audience de Fatiha Hammoud à la Cour d’appel de Rabat, celle-ci avait nié en bloc ses premiers aveux. En revenant sur ses déclarations, Jeblia complique le travail du juge d’instruction qui doit chercher des preuves pour son dossier. “Ce qui ne sera pas chose aisée”, affirme le même officier de la PJ. Selon lui, le dossier n’a pas été bien monté car “en l’absence du flagrant délit, seuls les aveux peuvent convaincre le juge”. C’est justement ces aveux “qui ont induit en erreur le procureur”. Celui-ci a tout de suite ébruité l’affaire et par conséquent manqué l’occasion de préparer un flagrant délit, indique la même source. Rappelons que Fatiha Jeblia était recherché depuis 2002. Après une cavale dans de nombreuses villes (Rabat, Salé, Témara, Youssoufia) la femme de 39 ans tombait le 31 août 2004 dans le filet de la BNPJ à Casablanca. Rien ne prédestinait cette banale affaire de stupéfiants à la médiatisation qui l’a entourée par la suite. Une fois entre les mains des officiers de la BNPJ, Jeblia dénonçait une trentaine d’agents de police et de Gendarmerie royale qu’elle corrompait via un réseau bien organisé. Maintenant, le juge d’instruction est sous pression. Il doit arriver devant le juge près la Cour d’appel de Rabat avec un dossier en béton s’il veut prouver l’implication des 31 agents corrompus.


Les acolytes présumés

Le rapport de la Brigade nationale de police judiciaire (BNPJ) cite, outre Fatiha Hammoud “Jeblia” et son collaborateur Abdelaziz Belahsen “Dabb”, 31 autres personnes(1). Sept d’entre elles relèvent de la Gendarmerie royale et 24 agents de la Sûreté nationale. Il s’agit d’Ahmed Kaâbouch, commissaire principal; Mohamed Bchiri, commissaire de police; Abdelhak Afif, commissaire de police; Mohamed Fakhar, officier principal; Youness Azizi, officier principal; Essadik Lamchouek, officier de police; Abdelhak El Khababez, inspecteur principal de police; Essaid Bendaghou, inspecteur principal; El Houssin El Boudrissi, inspecteur principal; Redouan Manssar, inspecteur de police; Fouad El Khadri, brigadier de police; Abdelghani Essahmi, brigadier de police; Lamfadel Moustapha, brigadier; Abdellatif Essalt, brigadier; Bechar Benaâcher, brigadier; Rachid El Khrouîi, gardien de la paix; Abdelaziz Lahlimi, gardien de la paix; Hicham Bekari, gardien de la Paix; Hassan Taouch, Gendarmerie royale, Mohamed Lmrabet, sergent de gendarmerie; Mohamed El Sahmoudi, agent de la Gendarmerie royale; Elhssen Ariri, sergent de gendarmerie; Abdellah El Souffi adjudant à la gendarmerie; Abdelmajid Ezzarhouni, sergent de gendarmerie; Aziz Belarbi, sergent chef à la gendarmerie; Aziz Sarhan, ancien officier principal de police; Mohamed Âmari, ancien inspecteur de police; Ali Ezzouin, brigadier de police suspendu; Hamid Laâroubi, brigadier et enfin Farid El Karouani, inspecteur principal de police.Jihad RIZK -------------------------------------------------------------------(1) La liste est rédigée en arabe et la retranscription en français est propre à L’Economiste.

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