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Culture

Festival du film de Marrakech
L’artillerie d’une grand-messe

Par L'Economiste | Edition N°:1910 Le 06/12/2004 | Partager

C’est aujourd’hui que s’ouvre la 4e édition du festival international du film de Marrakech. Dans un entretien exclusif, Faïçal Laraichi, vice-président délégué du FIFM et DG de la RTM, livre le détail de l’organisation de cet événement.- L’Economiste: Comment a été pensée l’organisation de la 4e édition du festival et quelles sont vos attributions?- Faïçal Laraichi: Avec Noureddine Saïl, également vice-président délégué, nous assumons l’entièreté de l’organisation de la 4e édition du festival international du film de Marrakech. Compte tenu de nos profils différents et de nos centres d’intérêt, Saïl s’est concentré sur la programmation. Moi, j’ai pris en charge la partie organisationnelle et logistique. Cela dit, toutes les décisions, que ce soit au niveau de l’organisation ou de la programmation sont prises systématiquement en concertation et dans un esprit collégial.- Quelle est la logistique mise en place? - Pour nous, cette édition est celle de la maturité. Il fallait mettre les bouchées doubles pour réussir ce rendez-vous. L’organisation d’un événement de cette taille n’est pas une mince affaire. Si l’on compte les équipes marocaines et françaises, pas moins de 80 personnes sont mobilisées. Ces équipes sont réparties entre les prestations techniques et artistiques, la gestion des accréditations et de la billetterie, la sécurité, la gestion de la presse nationale et internationale… C’est dire à quel point ce festival nécessite une logistique importante. - Le départ de l’équipe artistique ayant travaillé pour les éditions précédentes ne risque-t-il pas de porter préjudice à la continuité du festival?- Vous savez, dans tous les festivals du monde, les équipes changent et évoluent. Pour répondre à votre question, le départ de ces équipes n’a pas été négatif pour la continuité de l’évènement. Nous-mêmes, nous ne sommes pas sûrs de rester l’année prochaine. L’essentiel, c’est de faire son travail consciencieusement et assumer ses responsabilités.- Sur quels critères vous êtes-vous basés pour retenir l’agence française Le Public Système pour assurer l’organisation de cette édition? - Nous sommes partis d’un principe simple. Il fallait s’entourer d’un prestataire professionnel ayant une pratique courante pour ce type d’événement. Je vous rappelle que Le Public Système Cinéma organise quatre festivals de grande envergure en France, notamment le festival du cinéma américain de Deauville ou le festival du cinéma fantastique. Cotée en bourse, cette entreprise organise des événements de ce genre partout dans le monde, que ce soit au Japon, en Chine ou en Russie. J’estime que Le Public Système Cinéma n’a pas à faire ses preuves et je suis convaincu que nous avons fait le bon choix. - La mise en place d’une chaîne dédiée nécessite toute une logistique, quels sont les moyens mis en place par la TVM? - Pour donner plus d’éclat et de convivialité au festival, la TVM a mis en place une chaîne qui émettra tout au long de cet événement. Pour ce faire, nous avons demandé une autorisation auprès de la Haute autorité de la communication audiovisuelle. Nous avons en effet obtenu une autorisation provisoire nous permettant de diffuser pendant une semaine. Cette chaîne est captée dans le centre de Marrakech et dans les hôtels où logent les festivaliers. Au programme de cette station, des infos à chaud, des rencontres avec les stars et les festivaliers… En tout, il y aura trois heures de diffusion fraîche. Le reste sera diffusé en boucle. - La TVM devrait en principe bénéficier des effets du festival pour faire valoir ses atouts, comment exploiter cet avantage?- Ce festival nous permet d’être présent une fois par an dans un événement culturel de grand calibre. Cela nous permet aussi de renforcer les liens de la première avec le cinéma. Je tiens à préciser que la TVM est la chaîne officielle du festival. Elle a l’exclusivité sur les cérémonies d’ouverture, de clôture et les hommages. - A propos de télé, quelle évaluation faites-vous de la phase de transition par laquelle passe le paysage audiovisuel?- Ce qui se passe en ce moment est extrêmement important et positif. On a assisté à la levée du monopole de l’Etat sur les ondes, la création de la Haute autorité de la communication audiovisuelle... Le Maroc se dote d’instruments légaux et de régulation pour assurer le développement de son paysage audiovisuel. Je suis convaincu que ce secteur attirera de plus en plus d’investisseurs. D’ailleurs, la mise en place de la chaîne dédiée au festival permettra aux privés, ayant demandé la création de stations régionales, d’avoir une idée précise sur le fonctionnement de ce type de télévision. Je reste serein pour l’avenir du paysage audiovisuel national. Les bonnes choses sont à venir.


Chaîne culturelle et éducative

 Une commission travaille actuellement sur ce projet, affirme Faïçal Laraichi. «Nous avons déjà émis des appels à manifestation pour les concepts d’émissions. Nous avons reçu des dizaines de dossiers. Ce qui est encourageant». Le directeur de la RTM indique que les propositions des prestataires pour la mise en place de la plate-forme technologique sont à l’étude. «Nous travaillons d’arrache-pied pour lancer cette chaîne d’ici la fin du premier trimestre 2005», annonce-t-il. Propos recueillis par Amin RBOUB

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