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Société

Affaire de l’imam «dealer»
La Cour suprême se saisit du dossier

Par L'Economiste | Edition N°:2385 Le 18/10/2006 | Partager

. Un vice de forme entache le jugement en première instance . La Cour d’appel annule la sentence, mais le parquet interjette appel. Un présumé complice en cavale se présente délibérément au tribunal L’affaire de l’imam de la mosquée Achouhadaa à Casablanca (Cf.nos éditions du 27 juillet et 8 août 2006.www.leconomiste.com), connaît deux nouveaux rebondissements. Rappelons d’abord que l’imam Mustapha El Gharbi a été condamné en première instance par le TPI de Casablanca à cinq ans de prison pour trafic de stupéfiants. El Gharbi a interjeté appel et a pu obtenir gain de cause puisque la Cour d’appel a annulé le jugement rendu en première instance «pour vice de forme». Cette annulation pure et simple aurait dû permettre à l’imam de sortir de prison, n’eût été l’appel interjeté par le ministère public contre la décision de la Cour d’appel. Ce qui signifie que l’imam doit rester en prison jusqu’à ce que la Cour suprême tranche dans le vice de forme soulevé par le ministère public. Le vice concerne un point de droit et non un élément de fond dans le dossier. «C’est pour cette raison que l’appel est porté devant la Cour suprême, une instance habilitée à traiter les points de droit et non de fond», explique une source judiciaire. El Gharbi qui se trouve actuellement à la maison d’arrêt d’Oukacha risque fort d’y passer un long moment avant de connaître le jugement définitif du dossier. Et pour cause, «la Cour suprême doit d’abord se réunir pour juger l’appel interjeté par le parquet et ensuite renvoyer le dossier devant une autre Cour d’appel ou devant la même Cour d’appel mais autrement constituée pour rejuger l’affaire dans le fond», explique la même source judiciaire. Selon elle, il est fort probable que l’imam passe la totalité de la peine prononcée en première instance (5 ans) en prison avant même que son dossier ne soit définitivement jugé. Le second rebondissement dans cette affaire concerne un présumé complice d’El Gharbi qui était en cavale lors de l’instruction et du procès. «Abderahim Dami est l’homme à la Mercedes 190 dont parlait l’imam lors de l’enquête. Dami s’est personnellement présenté au juge d’instruction le 8 octobre», confie une source proche du dossier. Selon celle-ci, le présumé complice a nié avoir une quelconque relation avec les affaires de l’imam. Mais le juge d’instruction l’a quand même incarcéré pour une confrontation avec l’imam.


Rappel

5 juillet 2006. Lors d’un simple contrôle de routine, les agents de la police aéroportuaire découvrent qu’un des voyageurs en partance pour l’Arabie saoudite, essayait de faire passer une mallette contenant 3 kilos de résine de cannabis. Celle-ci était enfouie dans des bouteilles contenant, entre autres, de l’huile d’olive et des épices. L’interrogatoire du passager conduit les limiers de la Police Judiciaire à Mustapha El Gharbi, l’imam de la mosquée Achouhadaa de la métropole. Ce dernier, qui détient deux agences de voyages spécialisées dans le Haj et la Oumra, avoue que c’est bien lui qui a donné la mallette au passeur pour qu’elle soit acheminée vers son destinataire aux Lieux Saints. Mais il nie catégoriquement en connaître le contenu. Sa version ne convainc pas le juge qui le condamne à cinq de prison en première instance. Naoufal BELGHAZI

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