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Addoha: Les effets relutifs des achats de terrains

Par L'Economiste | Edition N°:2373 Le 02/10/2006 | Partager

. 482 ha nouvellement acquis . 20% de croissance supplémentaire à compter de 2008. Résultats semestriels conformes aux objectifsLe groupe Addoha a honoré les premiers engagements de son business plan présenté lors de son introduction en Bourse en juillet dernier. Bien qu’ils soient en baisse par rapport à juin 2005, les résultats du premier semestre 2006 sont conformes aux objectifs de la période. Mieux: Addoha a revu à la hausse ses prévisions de résultat net annuel 2006. Elle table désormais sur un bénéfice de 510 millions de DH au lieu des 465 millions de DH prévus initialement. Le chiffre d’affaires du groupe fin juin 2006 ressort à 601,7 millions de DH en baisse de 25% par rapport à la même période de l’année dernière. Cette performance représente, tout de même, 40% de l’objectif annuel de 2006. «Cette régression est liée à la diminution de nos achats de terrains en 2004, en raison des restrictions réglementaires imposées à l’époque. Les répercussions de ce problème ne se sont concrétisées qu’au terme du semestre dernier», explique Hassan Ben Bachir, conseiller du président du groupe Addoha. En effet, le système d’exploitation du promoteur immobilier est assez particulier. Les ventes comptabilisées à une période donnée relèvent de terrains achetés deux ans auparavant. Cette période représente le temps nécessaire aux formalités juridiques et administratives, à la construction et à la commercialisation.Les autres indicateurs financiers ont baissé dans des proportions moins importantes que le chiffre d’affaires. Le résultat d’exploitation s’établit à 219,5 millions de DH en baisse de 16,3%. Quant au résultat net, il a perdu 21,6% à 204,7 millions de DH. Toutefois, la marge nette du groupe (résultat net/chiffre d’affaires) a progressé de 1,5 point à 34%.Indépendamment de ces résultats, le comportement du titre Addoha en Bourse était résolument spectaculaire. Depuis son introduction, le 6 juillet dernier, le cours de la valeur a plus que doublé. En moins de trois mois, il est passé de 585 à 1200 DH (+105%). Après son introduction en Bourse, le groupe Addoha a réussi à acquérir 482 hectares de nouveaux terrains, concentré à Casablanca et Marrakech. Grâce à cette nouvelle donne, le groupe table sur au moins 20% de croissance supplémentaire du chiffre d’affaires à compter de 2008. Il faudrait, en effet, respecter le cycle d’exploitation de l’entreprise qui prescrit un décalage de deux ans entre l’achat des terrains et la comptabilisation du prix des appartements. Les nouveaux terrains vont être dédiés en majorité à l’habitat social, qui représente le core business d’Addoha. «Nous comptons aussi offrir des villas et des ryads très haut de gamme à Marrakech », souligne Ben Bachir. De plus, le groupe compte s’investir dans une offre en moyen de gamme, dont le prix varie entre 300.000 et 400.000 DH. Il est aussi intéressé par le programme de villas économiques. A noter que ces terrains auraient permis de construire 100.000 logements s’ils avaient uniquement été dédiés à l’habitat social. Le repérage des nouveaux terrains est le fruit de la mise en place d’un service dédié à la prospection foncière. Le groupe Addoha bénéficie également de l’appui du ministère délégué à l’Habitat et à l’Urbanisme, qui lui a vendu plusieurs terrains, dont certains à des prix réduits. En contrepartie, le groupe s’est engagé à baisser le prix de ces appartements à 120.000 DH, notamment dans le projet de ville nouvelle Tamesna, près de Rabat. Outre ces canaux, le groupe Addoha a également bénéficié du soutien de la CDG, par le biais de leur filiale commune Immologe. Il n’est d’ailleurs pas exclu que la Caisse renforce sa part dans le capital d’Addoha après les opérations de ramassage qu’elle aurait réalisées en Bourse, selon des informations du marché. Par ailleurs, le groupe Addoha commence à récolter les fruits de son déploiement hors Casablanca. «Au départ, nous n’étions pas favorable à cette politique pour des raisons de risques liées à solvabilité et l’éloignement géographique. Mais les difficultés que nous avons rencontrées en 2004 nous ont amené à chercher des opportunités dans les autres villes du Maroc», souligne Ben Bachir. En effet, les complexes résidentiels, réalisés par Addoha dans les six villes où elle s’est déployée, ont connu un franc succès. A Tanger, par exemple, l’intégralité des logements mis à la vente ont été liquidées avant même le démarrage des travaux. Ce succès national a incité les dirigeants d’Addoha à chercher des opportunités à l’extérieur des frontières. «Cette internationalisation dépend de la présence d’un partenaire financier capable de nous garantir la solvabilité des clients», note le conseiller de Sefrioui. Le PDG du groupe, Anas Sefrioui, a profité de son séjour en Mauritanie pour prospecter des terrains adaptés à des projets d’habitat social. Le groupe a également été sollicité par de hauts responsables gabonais et sénégalais afin de lancer des projets similaires. Nouaim SQALLI

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