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Préscolaire
Qui portera la casquette du régulateur?

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:4799 Le 21/06/2016 | Partager
40 écoles, 25 villes, 250 éducatrices et 10.000 enfants accueillis par an
La Fondation possède une collection pédagogique utilisée par 200 établissements
Elle ouvre bientôt une centaine de classes avec l’Education nationale
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Les nouvelles classes prévues à partir de la rentrée scolaire seront notamment ouvertes en milieu rural. A peine 31% des enfants préscolarisés sont des ruraux, dont seulement un tiers de filles (Ph. L’Economiste)

A son lancement en 2008, l’ancien conseiller du Roi, feu Abdelaziz Meziane Belfkih, souhaitait faire de la Fondation marocaine pour la promotion de l’enseignement préscolaire (FMPS) un opérateur de référence pour le préscolaire. Un organe chargé de le gérer et, surtout, de lui trouver un modèle. Car après les résultats accablants de l’étude 2007 sur le secteur (voir encadré), il fallait agir. Mais les gouvernements qui se sont succédé n’ont apporté que peu d’intérêt (et d’appui financier) à ce chantier.
La Fondation a, néanmoins, continué à roder son modèle et à étoffer son réseau, afin d’être prête à endosser, un jour, le rôle pour lequel elle a été créée. Elle compte actuellement 40 écoles, en plus de 300 classes unitaires, dans 25 villes et régions rurales, avec une capacité d’accueil de 10.000 enfants par an. La structure emploie 300 personnes, dont 250 éducatrices. Depuis trois ans, elle possède aussi une collection pédagogique, «éveil et créativité», qui est même commercialisée sur le marché. Près de 200 écoles l’utilisent. L’année prochaine, ce chiffre montera à 300.
Ce sont pour l’heure les revenus de ses écoles urbaines, les apports de ses partenaires privés et ceux de l’INDH qui lui permettent de subsister. «Techniquement, nous avons tout ce qu’il faut. Ce qui nous manque, c’est le budget adéquat pour pouvoir monter en cadence», avance son DG, Aziz Kaichouh. Selon le plaidoyer de la FMPS, une enveloppe de 100 millions de DH pourrait permettre d’ouvrir très rapidement 1.200 classes supplémentaires. Ce qui équivaudrait à une moyenne de 26.400 enfants.
«Nous disposons aussi de suffisamment d’expérience à partager. C’est aujourd’hui notre challenge. Il est important de rattraper le retard de ces dix dernières années, mais de manière structurée et organisée», rajoute Kaichouh. 

750 éducatrices à former par an

La FMPS sera partie prenante à la généralisation du préscolaire qui démarre à la prochaine rentrée (voir article précédent). Elle participera à l’ouverture d’une centaine de classes dans des écoles primaires publiques, en partenariat avec plusieurs académies régionales de l’éducation. Une dizaine seront également ouvertes en partenariat avec l’INDH dans différentes villes, ainsi qu’une trentaine avec le soutien de quelque sept partenaires privés.
Ces unités seront notamment lancées en milieu rural, dans des zones où le privé n’investit pas, et où même l’Etat ne s’implante pas, faute de taille critique des effectifs à préscolariser. «Nous avons inversé l’équation. La FMPS arrive avec le contenu, tandis que la population locale, la commune, la province ou des acteurs privés locaux assurent le contenant, c'est-à-dire les murs», explique Kaichouh.
La Fondation se mobilisera, par ailleurs, pour former et encadrer les éducatrices des associations actives dans le secteur, ainsi que des petits opérateurs privés. Près de 25 de ses écoles dispenseront des formations les mercredis après-midi et samedi matin, à l’intention de 750 éducatrices par an. Une expérience pilote a déjà été menée cette année à Casablanca et Agadir.
Le modèle FMPS, qui fait partie des rares structures exclusivement dédiées au préscolaire, est aujourd’hui éprouvé. Cela lui permettra-t-il de jouer un rôle encore plus grand dans le secteur?

Constat alarmant

Peu de progrès ont été enregistrés dans le préscolaire durant les dix dernières années, alors qu’il s’agit d’un niveau qui conditionne tout le parcours scolaire des enfants. L’étude du Conseil supérieur de l’enseignement de 2007 avait relevé plusieurs tares. Le secteur était éclaté entre plusieurs tutelles (Education, Habous, Jeunesse et Sports, Entraide nationale,…), les kouttab et M’sid y prédominaient à hauteur de 80%, avec une faible présence en milieu rural (moins du quart des effectifs, contre 31% aujourd’hui)  et des disparités entre garçons et filles (environ 40% de filles, contre 43% actuellement). A dix ans d’intervalle, ces constats sont toujours valables.

 

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