×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Competences & rh

Préscolaire
La généralisation commence dès la rentrée

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:4799 Le 21/06/2016 | Partager
Des classes seront ouvertes dans les écoles primaires publiques, avec l’aide d’ONG
Un référentiel pédagogique unifié sera livré cet été, une première
Une vision claire, mais toujours zéro budget!
generalisation_prescolaire_099.jpg

Durant la décennie écoulée, le nombre d’enfants préscolarisés est passé de 705.753 à 735.582, soit une progression d’à peine 4,2%. Plus de 90% sont inscrits dans des établissements privés. 43% sont des filles. 31% seulement se trouvent en milieu rural. Selon le HCP, moins de la moitié des 3-5 ans sont préscolarisés

Généraliser l’enseignement préscolaire et mettre à niveau les établissements du secteur. Voilà les deux projets du ministère de l’Education nationale pour le chantier de l’éducation des tout-petits, durant la prochaine décennie. Des projets qui rentrent dans le cadre de la vision 2015-2030 du Conseil supérieur de l’éducation. Ce niveau scolaire dispose pour la première fois d’une feuille de route claire, dont la mise en œuvre démarre dès la prochaine rentrée. Des appels à manifestation d’intérêt seront lancés par les Académies régionales de l’éducation (Aref), afin de sélectionner des ONG partenaires du projet. Leur rôle sera de contribuer à l’ouverture de classes préscolaires dans les écoles primaires publiques, ainsi qu’à la formation des éducateurs, moyennant une subvention. L’objectif est d’arriver à couvrir chaque année près de 2% des enfants à préscolariser. «Nous interviendrons notamment dans les zones rurales où le privé ne va pas, et où il n’existe pas d’éducateurs», précise Bendaoud Merzaki, directeur de la promotion de l’enseignement privé et du préscolaire au ministère de l’Education nationale.   
Le ministère est également en train de finaliser un cadre référentiel national pour le contenu pédagogique, qui devrait être livré durant cet été. Ce sera une première absolue. «Ce document fixera des orientations liées, entre autres, au profil des éducateurs, aux activités à organiser, à l’utilisation du temps scolaire, aux apprentissages, aux compétences ciblées, au profil d’entrée et de sortie des enfants,…», explique Merzaki.  
Pour l’instant, la majorité des écoles recourt à des référentiels importés. En 2014, la tutelle en avait recensé 36, de différentes origines (française, libanaise, belge, égyptienne,...).

prescoliare_generalisation_099.jpg

De 2007 à 2015, le nombre d’éducateurs du préscolaire n’a augmenté que de 7,3%. Près des trois quarts (71,4%) sont des femmes. Les deux tiers n’ont même pas le baccalauréat. Afin d’accompagner l’ouverture de classes préscolaires dans les écoles primaires publiques, des ONG participeront à la formation d’éducateurs dès cette rentrée

Au niveau des programmes, certaines écoles s’amusent même à faire des mix entre modèles.   
Le préscolaire a depuis toujours été le parent pauvre du système d’enseignement. Il a aussi été longtemps porté par des ONG. Certaines ont fourni des efforts considérables pour l’élaboration de référentiels pédagogiques et l’ouverture d’unités dans le milieu rural. Tandis que d’autres manquaient de professionnalisme et œuvraient sans être contrôlées ni accompagnées.     
Jusqu’à aujourd’hui, ce niveau scolaire ne bénéficie pas de budget propre. Il n’existe même aucune visibilité par rapport à ce sujet. Face à d’autres priorités, la préparation des 4-6 ans à la scolarité passe, malheureusement, au second plan. Or, il s’agit d’une phase cruciale dans la vie scolaire des enfants, qui conditionne tout leur parcours. Le préscolaire réduit de moitié les décrochages et améliore la réussite d’au moins 50%, selon une enquête du HCP, réalisée en 2014 auprès d’un échantillon de 12.500 ménages.
C’est actuellement le ministère de l’Education nationale qui assure directement la régulation du secteur. Le Conseil supérieur de l’éducation, lui, recommande la mise en place d’un cadre institutionnel spécifique, chargé d’assurer la coordination des différents types d’établissements en place, et de procéder au suivi et au contrôle. Certains voient déjà en la Fédération marocaine pour la promotion de l’enseignement préscolaire l’opérateur idoine.

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc