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Economie

Retraites, masse salariale…
Le gouvernement répond à Jettou

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:4792 Le 10/06/2016 | Partager
Retraite: Le principe de la réforme réitéré… mais pas d’agenda
Quatre régions accaparent plus de 60% des fonctionnaires
Lutte contre l'absentéisme: Un premier bilan

Le rapport de Driss Jettou, présenté il y a quelques semaines devant les deux Chambres du Parlement réunies, continue de faire des vagues. Après la réplique du ministre délégué aux Finances devant les députés, Mohamed Moubdii est au front pour répondre au premier président de la Cour des comptes devant la Chambre des conseillers. Et sur des sujets qui font mal. D’abord la réforme des retraites. Pour le ministre de la Fonction publique, «la réforme paramétrique proposée par le gouvernement n’est qu’une étape pour vaquer au plus urgent». Elle devra être suivie d’une réforme globale pour unifier les régimes en deux pôles, public et privé. Le ministre se garde en revanche de s'avancer sur un agenda...
Sur la gestion des fonctionnaires et notamment la répartition des effectifs (trop concentrés sur certains ministères pour la Cour des comptes), Moubdii trouve normal que certains départements comme l’Education nationale, l’Intérieur, la Santé, la Justice et les Finances, concentrent le plus gros des troupes «en raison des  services qu'ils proposent aux citoyens». Il reconnaît cependant qu'au niveau de la répartition géographique, les disparités sont criantes. Ainsi, 4 régions accaparent plus de 60% des fonctionnaires (Rabat 21%, Casablanca 16%, Fès 12% et Marrakech 11%). Le dispositif de mobilité des fonctionnaires déployé par le gouvernement est censé y remédier. Un décret adopté en 2015 permet la mobilité des fonctionnaires vers des administrations interministérielles ou des assemblées territoriales, soit à la demande des fonctionnaires ou de l’administration.  Ce décret touche 260.000 fonctionnaires dont 125.000 dans les administrations publiques et 134.000 dans les collectivités territoriales. Sur la lutte contre l'absentéisme, le gouvernement défend là aussi son bilan et revendique les retombées de la circulaire du chef du gouvernement de 2012. Celle-ci se serait traduite par la radiation de 2.628 fonctionnaires entre 2012 et 2015. Sur ce total, 1.330 relèvent du ministère de l’Education nationale.
Autre point épinglé par le rapport de Jettou, la masse salariale qui a augmenté de 47% entre 2008 et 2015 alors que la hausse du nombre des fonctionnaires n’a pas dépassé 8,5%. Le ministre invoque trois éléments qui seraient à l’origine de cette progression. D’abord, la création de 170.000 postes budgétaire entre 2007 et 2015. «Ce qui s’est traduit par une enveloppe globale de 17 milliards de DH, soit 2,25% de la masse salariale», a indiqué Moubdii. Ensuite, la promotion interne, dont le coût annuel est estimé à 2,7% de la masse salariale. Enfin, le résultat du dialogue social de 2008 à 2015 «lequel a englouti 32 milliards de DH. Ce qui a fait progresser la moyenne des salaires de 5.333 DH à 7.381 DH».

Catastrophes naturelles

Le ministère de l’Intérieur a également réagi au rapport de la Cour sur l’évaluation de la gestion des catastrophes naturelles, via un discours lu par le ministre de la Fonction publique. Ainsi, il a fait savoir qu’à la demande de l’Intérieur et des Affaires générales et de la gouvernance, l’OCDE a réalisé une étude sur la gouvernance des catastrophes naturelles, supervisée par des experts internationaux, qui se sont basés sur les expériences française, italienne et japonaise en la matière. «Les recommandations de cette étude ont été présentées en mai.  Le ministère est déterminé à élaborer une stratégie nationale intégrée pour la gestion des grandes catastrophes naturelles, avec l’appui de la Banque mondiale et qui puise ses fondements des recommandations de cette étude de l’OCDE, de l’expérience accumulée par le Centre de vigilance et de coordination, relevant du ministère de l’Intérieur», a-t-il dit.

 

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