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Economie

Maroc/Etats-Unis
Un nouveau business plan

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:4750 Le 13/04/2016 | Partager
Automobile et énergies renouvelables, secteurs prioritaires de partenariat
80 entreprises américaines au 3e Forum d’affaires
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En dépit de la progression de la valeur globale des échanges entre les deux pays, la balance commerciale reste déficitaire du côté marocain, malgré quelques variations d’une année à l’autre

10 ans après son entrée en vigueur, l’Accord de libre-échange Maroc/Etats-Unis reste encore sous-exploité, avec un déficit structurel de la balance commerciale du côté marocain. L’approche classique adoptée jusque-là n’a pas permis à cet accord d’atteindre sa vitesse de croisière. L’évolution des échanges, qui sont passés de moins de 1 milliard de dollars à plus de 3 milliards depuis 2006, a surtout profité au côté américain. La part des exportations marocaines reste insignifiante sur ce vaste marché. Elle «constitue à peine 0,04% des échanges commerciaux des Etats-Unis», a déploré Miriem Bensalah Chaqroun, présidente de la CGEM. Aujourd’hui, les deux parties veulent insuffler une nouvelle dynamique à ce partenariat. Pouvoirs publics et hommes d’affaires des deux pays se sont réunis hier à Rabat, pour examiner les opportunités à saisir, lors du troisième Forum d’affaires Maroc/Etats-Unis. Pour Mbarka Bouaida, ministre déléguée aux Affaires étrangères, l’idée est d’amorcer un nouveau virage, à même de donner du punch aux échanges économiques et de relancer la dynamique d’investissement. Un véritable nouveau business plan. Cette rencontre, qui connaît la présence des représentants de 80 sociétés américaines, a mis le focus sur deux secteurs clés dans la stratégie industrielle du Maroc. L’idée est de mettre en avant les atouts dans le secteur automobile, qui peut constituer un créneau porteur pour les investissements américains. Les différents projets lancés par des constructeurs de renom, comme Renault ou PSA, permettent d’atteindre une taille critique, décisive dans le choix de la destination d’investissement par les opérateurs américains. Rabat peut courtiser des constructeurs américains en se basant sur les écosystèmes lancés autour des leaders mondiaux déjà implantés.
Ce forum d’affaires a été l’occasion de mettre en contact les opérateurs des deux pays. Des visites sont également programmées aujourd’hui à l’usine Renault à Tanger et à l’Atlantic free zone à Kénitra. Les hommes d’affaires américains feront aussi le déplacement à Ouarzazate, notamment à la centrale solaire Noor I. Les énergies renouvelables sont le deuxième secteur choisi pour relancer la dynamique de coopération économique entre les deux pays. C’est aussi un créneau dans lequel le Maroc est l’un des leaders mondiaux. Responsables et opérateurs américains n’ont pas caché leur intérêt pour ce secteur. Surtout grâce à «la visibilité qu’offre la stratégie industrielle du pays», comme l’a indiqué Marcus Jadotte, assistant du secrétaire d’Etat au Commerce. Il s’est joint à Miriem Bensalah et Mbarka Bouaida pour annoncer la volonté d’inscrire le partenariat entre les deux pays dans une approche de coopération triangulaire. L’idée est de faire du Maroc un point d’accès aux marchés africains.

 

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