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    Economie

    Dialogue social: Un premier round dans le calme

    Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:4750 Le 13/04/2016 | Partager
    Les syndicats veulent un accord avant la fête du travail
    Ils s'accrochent à l'amélioration des revenus
    La réforme de la retraite au cœur des compromis?
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    El Miloudi El Mokharek, secrétaire général de l'UMT et Abdelilah Benkirane, chef du gouvernement. Retour à la table des négociations entre le gouvernement et les syndicats. Cette reprise intervient après plusieurs mois de tensions marqués par des marches et une grève générale (Ph. Bziouat)

    «Il faut que l'on parvienne à un accord avec le gouvernement avant le  1er mai». El Miloudi El Mokharek, secrétaire général de l'UMT attend du concret de la relance du dialogue social. Le premier match a démarré hier mardi 12 avril et devrait se poursuivre via les commissions durant les prochaines semaines. Les syndicats, attendus par leurs bases, veulent décrocher des mesures et avancer sur les dossiers ouverts depuis plusieurs années. Un challenge à quelques semaines du 1er mai. Mais tout dépendra du gouvernement qui a  pour l'instant choisi  l'apaisement. En tout cas, les premiers échos de  la réunion du mardi semblent plutôt encourageants. «L'exposé du Chef du gouvernement était général et le climat serein», relève le patron de l'UMT. (A l'heure où nous mettions sous presse, la plénière était toujours en cours). Parmi les points auxquels tiennent les syndicats, l'amélioration des revenus. Sur ce volet les demandes sont précises: une augmentation générale des salaires, la baisse de l'IR, une hausse des allocations familiales ainsi que l'application des dispositions prévues par l'accord du 26 avril. Jusque-là, les propositions des députés des syndicats  sur l'IR  n'ont pas été retenues lors du vote de la loi de Finances par la deuxième chambre. Les recettes de l'IR constituent une manne sûre pour le budget de l'Etat puisqu'elles proviennent à hauteur de 75% des salaires.  Quant à la hausse des salaires, elle paraît délicate durant cette conjoncture surtout que la politique poursuivie vise à réduire le déficit budgétaire et par là les dépenses dont celles affectées au personnel de l'Etat.
    Tout dépendra du jeu des négociations. Des compromis pourraient être obtenus surtout que Abdelilah Benkirane, le chef du gouvernement veut faire avancer la réforme de la retraite. Une réforme, à laquelle les syndicats ne sont pas opposés. «J'ai précisé dans mon intervention lors de cette plénière que nous sommes favorables à la réforme du régime de retraite des fonctionnaires gérés par la CMR. Mais nous exigeons une refonte de tout le pôle public", indique El Mokharek pour lequel le dossier des enseignants stagiaires sera également défendu par les syndicats.
    Les attentes sont également importantes par rapport aux libertés syndicales et les relations sociales. La demande de  suppression de l'article 288 du Code pénal par exemple est récurrente. Surtout qu'il prévoit des peines d'emprisonnement.  
    Autre dossier sur lequel les organisations syndicales ont insisté, l'institutionnalisation du dialogue social (Voir L'Economiste n°4749 du mardi 12 avril). Elles ont la nostalgie du Conseil consultatif du dialogue social.

     

     

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