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    Export

    Export/Aéronautique
    Le made in Maroc cherche des débouchés aux USA

    Par Amine ATER | Edition N°:4750 Le 13/04/2016 | Partager
    Tutelle et Gimas conjuguent leurs forces pour assurer un maximum de visibilité
    Objectif: Vendre la plateforme comme base arrière pour pénétrer l’Europe
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    Le Maroc ambitionne de se positionner comme base arrière de sous-traitance pour les acteurs de l’aérospatiale désirant pénétrer le marché européen

    L'Ecosystème aéronautique marocain se prépare pour sa 1e participation au «Aerospace & Defense Suppliers Summit». Organisée à Seattle (Etats-Unis), cette grand-messe de l’aéronautique outre-Atlantique se tiendra les 14 et 15 avril. La délégation marocaine composée de la tutelle, Maroc Export et le Gimas (Groupement des industriels marocains aéronautique et spatial) sera présidée pour l’occasion par Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie. Il sera accompagné par les représentants de 4 sous-secteurs de l’écosystème aéronautique, notamment l’ingénierie, l’assemblage, les systèmes électriques (EWIS) & l’entretien ou encore réparation & révision (MRO). Ces opérateurs devront démarcher et vendre la plateforme Maroc à 800 entreprises de l’industrie aéronautique nord-américaine et mondiale de 40 pays dont 600 exposantes, ou à travers les 11.000 B2B prévus en marge de l’événement.
    Tout le défi pour l’aéronautique marocain est de se positionner comme la base de sous-traitance pour les pure players désirant s’attaquer au marché européen. En clair, reproduire la stratégie menée par le Mexique qui est une destination incontournable pour les entreprises ciblant le marché nord-américain qui pèse 228 milliards de dollars de chiffre d’affaires et emploie 462.000 personnes. En témoigne, les 4,5 milliards de dollars enregistrés par les sous-traitants mexicains et les 29.000 emplois créés. En clair, le pays des aztèques a réussi à attirer 2% des revenus américains et 6% de ces emplois. D’ailleurs, la position stratégique du Royaume à moins d’une heure de l’Europe est un atout non négligeable à mettre en avant. S’y ajoutent, une offre intégrée regroupant 8 domaines d’activité: travail de métaux, électronique/avionique, services, fabrication de pièces composites, maintenance/réparation, support technique, assemblage de sous-structures…
    L’événement sera également l’occasion pour présenter les dernières avancées de l’écosystème aéronautique qui a enregistré un peu plus de 10 milliards de DH de chiffre d’affaires en 2014. Orienté 100% vers l’export, le secteur a selon le Gimas un potentiel de 2,5 milliards de dollars de revenus et devrait permettre la création de 23.500 emplois.  Côté nord-américain, l’industrie aérospatiale est un secteur déterminant de l’économie. Selon l’Aerospace Industries Association (AIA), le secteur enregistre une nouvelle phase de croissance, les perspectives du marché sont aujourd’hui favorables et devraient permettre un développement voire un renouvellement de la flotte aéronautique mondiale. Niveau corporate, Boeing reste le premier avionneur mondial devant Airbus et Bombardier. Le constructeur américain reste le 1e en termes d’avions commerciaux produits annuellement. D’ailleurs, les grands groupes français disposent de nombreux centres de production sur le territoire américain (Safran, Thales, Zodiac, American Eurocopter…). A ce jour, plus de 200 filiales aéronautiques françaises sont implantées en Amérique. Des équipementiers qui disposent d’une capacité de sous-traitance à l’échelle mondiale et profitent rappelons-le, de bases à proximité de grands marchés tels que le Maroc pour pénétrer l’Europe, l’Asie du Sud-Est pour fournir la Chine.
     Cet événement sera également l’occasion pour diversifier les donneurs d’ordres présents au Maroc en essayant d’intégrer la chaîne de valeur dédiée aux drones. Un marché en évolution avec la demande croissante pour cette solution tant au niveau civil que militaire. La plateforme Maroc intéresse actuellement le constructeur français Delta Drones.

        

     

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