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    International

    La collecte d’impôts gagne en efficacité en Afrique

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4743 Le 04/04/2016 | Partager
    Impact des réformes des systèmes fiscaux et des administrations
    Ratio impôts/PIB: Tunisie, 31,3% et Maroc 28,5%

    Dans plusieurs pays africains, les recettes fiscales exprimées en pourcentage du PIB progressent. Dans un diagnostic sur les tendances des rentrées d’impôts entre 1990-2014, l’OCDE explique cette amélioration des recettes par «l’effet des réformes et de la modernisation des systèmes fiscaux et des administrations» (1). Il s’agit donc d’une petite victoire dans la collecte de l’impôt et contre l’économie informelle.
    Les pays dans lesquels le PIB par habitant est le plus élevé sont les plus susceptibles de présenter un taux de pression fiscale plus important, relèvent les experts de l’Organisation. En 2014, les ratios des recettes fiscales rapportées au PIB des huit pays étudiés (Afrique du Sud, Cameroun, Côte d'Ivoire, Maurice, Maroc, Rwanda, Sénégal et Tunisie) s’échelonnent de 16,1% à 31,3% (la moyenne de l’OCDE est de 34,4%). La Tunisie présente le niveau d’imposition le plus élevé en 2014, avec 31,3% suivie du Maroc, 28,5%. La pression fiscale est remontée au Maroc juste après la crise avant de ralentir ces deux dernières années.
    Les trois pays ayant les niveaux de pression fiscale les plus bas sont le Cameroun, le Rwanda (16,1% dans les deux cas), et la Côte d’Ivoire (17,8%). Cela ne signifie pas que les taux d’impôt y soient particulièrement bas, mais c’est plutôt le revenu par habitant qui y est relativement faible.
    Entre 2000 et 2014, les huit pays couverts par l’étude de l’OCDE ont enregistré une augmentation des niveaux d’imposition. En Afrique du Sud, au Maroc et au Rwanda, la hausse a avoisiné 5-6 points de pourcentage. Sur la même période, les augmentations des recettes tirées des impôts sur le revenu et les bénéfices ont constitué le principal facteur de l’augmentation globale des ratios des recettes fiscales rapportées au PIB.

    Structure fiscale

    Par rapport à la structure fiscale, la Tunisie et le Maroc affichaient une répartition plus homogène des recettes entre les principales catégories d’impôts que les autres pays. Environ 30% provenaient des impôts sur le revenu et sur les bénéfices, de 35 à 40% des impôts sur la consommation et de 20 à 28% des cotisations de sécurité sociale. La part des cotisations de sécurité sociale dans le total des recettes fiscales est beaucoup plus faible dans les six pays subsahariens, allant de 1,5% en Afrique du Sud à 11,3% en Côte d’Ivoire.

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    (1) Publication conjointe de l’OCDE, du Forum africain sur l’administration fiscale (ATAF)et de la Commission de l’Union africaine, avec l’assistance technique de la Banque africaine de développement, de l’Organisation mondiale des douanes et du Centre de rencontres et d’études  des dirigeants des administrations fiscales.

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