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    International

    L’EI alourdit son dossier de crimes

    Par Ayoub IBNOULFASSIH | Edition N°:4743 Le 04/04/2016 | Partager
    Le patrimoine archéologique de Palmyre a subi de sérieuses dégradations

    L’Etat Islamique alourdit son bilan de crimes de guerre et de crimes contre l’Humanité, commis sur le territoire syrien. En témoignent la découverte de massacres de masse et la destruction de sites archéologiques à Palmyre. A l’instar du charnier découvert il y a deux jours par l’armée syrienne, contenant les cadavres de 24 civils, dont trois enfants, et de 18 militaires exécutés par les djihadistes de Daech. Une source militaire a précisé qu’il s’agissait de soldats et miliciens pro-régime ainsi que des membres de leurs familles, décapités par les terroristes de l’EI. Cela intervient alors que le président américain Obama mettait en garde, vendredi dernier, contre une éventuelle attaque nucléaire par le groupe terroriste. De ce fait, plusieurs chefs d’Etat s’accordent sur la nécessité d’une meilleure coopération mondiale pour renforcer la sûreté atomique.
    L’Observatoire syrien des Droits de l’homme estime, pour sa part, que le groupe EI aurait exécuté au moins 280 personnes pendant ses dix mois d’occupation de la cité antique. Malgré les horreurs perpétrés en Syrie, faisant au passage plus de 270.000 morts depuis mars 2011, les annonces de découvertes de charniers sont rares dans ce pays. De nombreux charniers ont été découverts en revanche en Irak, autour de la ville de Sinjar.
    Contrôlée pendant dix mois par l’Etat islamique (EI), la ville du centre de la Syrie réputée, notamment pour son riche patrimoine archéologique, a été reprise fin mars dernier par l’armée syrienne. La cité antique, patrimoine mondial de l’humanité, a subi de sérieuses dégradations par les djihadistes. Le temple de Bêl à titre d’exemple, l’une des plus impressionnantes œuvres architecturales, n’est plus aujourd’hui qu’un amas de pierres.
    Après le départ des djihadistes de Palmyre, la population, estimée entre 50.000 et 70.000 personnes avant la guerre et à 15.000 durant la présence du groupe Etat islamique, n’était toujours pas revenue. «Les habitants ont peur des représailles du régime mais aussi des mines plantées un peu partout par Daech dans la ville», a indiqué Rami Abdel Rahman, directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’homme. L’armée syrienne s’attend à découvrir d’autres charniers. En attendant, l’armée poursuit ses bombardements à Sokhné, à 70 km à l’ouest de la célèbre cité antique, tenue encore par l’EI et que le régime souhaite reprendre pour sécuriser Palmyre.

     

     

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