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    International

    «Economie diversifiée, pression fiscale élevée»

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4743 Le 04/04/2016 | Partager
    Les pays dépendants de l’agriculture ont des taux très faibles
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    Henri-Bernard Solignac-Lecomte, Chef d’unité  -Afrique & Moyen-Orient au Centre de développement de l’OCDE: «Il y a une grande marge de manœuvre pour que les ressources nationales soient mieux mobilisées pour pérenniser la croissance…».  (Ph. OCDE)

    - L’Economiste: Le Maroc présente l’un des niveaux d’imposition les plus élevés. Comment expliquer ce taux?
    - Henri-Bernard Solignac-Lecomte:
    Par le fait que l’économie marocaine est une des plus diversifiées du continent. Les pays qui restent très largement tributaires des secteurs primaires et informels mobilisent moins bien leurs ressources. Au contraire, le Maroc produit une diversité de produits agricoles, industriels et des services. Or partout dans le monde, la diversification est associée à des taux de pression fiscale élevés.

    - Quel est le lien entre la pression fiscale et la croissance?
    - Le taux de pression fiscale est calculé comme le  pourcentage des recettes publiques (l’impôt notamment) sur le produit intérieur brut (PIB). Il est autant tributaire des variations du PIB que de celles des recettes fiscales. De ce fait, l’évolution de ce ratio reflète à la fois les variations du numérateur et du dénominateur. En outre, toute augmentation ou diminution du PIB, quelle qu’en soit la cause, provoque, à niveau inchangé de prélèvements effectifs, une variation de sens inverse du taux de pression fiscale. On peut dire que le taux de pression fiscale est un indicateur de la marge de manœuvre de l’Etat pour agir sur l’économie et la société.
    - Comment expliquer la corrélation entre l’agriculture et le taux de pression fiscale?
    - Les pays qui sont plus dépendants de l’agriculture ont en général des taux d’imposition très faibles. La part du secteur agraire est très corrélée avec celle de l’économie informelle. Or celle-ci échappe en grande partie à la fiscalité. Plus un pays tarde à s’extraire des structures agraires traditionnelles, plus le secteur informel agricole reste prédominant, et plus la part de l’économie qui échappe à l’impôt est importante.
    Propos recueillis par
    Fatim-Zahra TOHRY

     

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