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Economie

Réforme des retraites: Le niet des syndicats

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:4741 Le 31/03/2016 | Partager
Driss Azami malmené au Parlement
Les centrales exigent de replacer la réforme dans le cadre du dialogue social
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Sit-in, attaques virulentes au Parlement… le projet de réforme des retraites des fonctionnaires traverse des moments difficiles  (Ph. Bziouat)

Les syndicalistes ont tout fait pour empêcher le ministre en charge du Budget, accompagné de son collègue Mohamed Moubdiî, de présenter les projets de réforme des retraites des fonctionnaires. Pendant quatre heures hier matin, les parlementaires des différentes centrales ont multiplié les manœuvres interpellant au passage le président de la Commission des finances, à plusieurs reprises, pour atteindre ce but.  Driss Azami a même dû négocier un accord pour pouvoir réagir aux interventions des conseillers sans qu'il ne soit autorisé à le faire dans le cadre de sa présentation des projets de loi. A la demande de l'Istiqlal, la séance  a été suspendue après les interventions de conseillers. Ce répit n’a pas permis de rapprocher les points de vue, qui sont restés diamétralement opposés.
Pourtant, les deux ministres avaient rencontré les membres du bureau de la Commission des finances la semaine dernière, avec l’aval du chef du gouvernement, pour montrer leur ouverture sur les revendications syndicales qui pourront être traduites sous forme d’amendements.  Mehdi Abdelkrim, représentant de la CGEM et vice-président de la Commission des finances, est convaincu des enjeux. «Puisque l’unanimité sur la nécessité de la réforme existe, il faudra débloquer la situation par des négociations. Le dialogue social doit aller en parallèle avec l’examen des projets de loi au sein de la Commission» affirme-t-il. Il est relayé par le chef du groupe du PJD Abdelilah Hallouti qui abonde dans le même sens.
Certes, les centrales syndicales sont favorables à la réforme, mais les divergences apparaissent au niveau de la méthodologie. En effet, leurs représentants, à l’exception de ceux de l’UNMT (PJD), ont clairement affiché leur volonté de voir les textes revenir à la table des négociations avec les syndicats. La FDT, par la voix de son secrétaire général Abdelhamid Fatihi, a fait part de sa position: «Nous ne discuterons par ces textes tant que le gouvernement marginalisera le dialogue social et accordera une place de choix aux recommandations des institutions internationales. Nous ne pouvons pas tendre la main tant que l’exécutif reste concentré sur les équilibres financiers de la Caisse au détriment du volet social», dira Abdelhamid Fatihi. Une occasion de rappeler la dernière trouvaille du «gouvernement qui est favorable à la fin de la gratuité de l’enseignement public». La CDT, l’UMT et l’UGTM avaient accordé leurs violents : le report de l’examen des textes. Amal Amri, de l’UMT, le dira simplement: «La place naturelle de ces textes n’est pas la Chambre des conseillers, mais bien le cadre du dialogue social».

 

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