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Economie

Marrakech: Des abattoirs insalubres?

Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:4741 Le 31/03/2016 | Partager
Retards dans les plans de développement économiques, insuffisances de collecte des recettes

Absence de plans stratégiques, retard dans les plans de développement économique, abattoirs non conformes… ce sont les plus grands dysfonctionnements relevés par la Cour des comptes régionale de Marrakech qui a épinglé une dizaine de communes urbaines et rurales pour leur gestion. Ainsi, la Cour a reproché à plusieurs communes leur gestion de l’abattoir communal (Marrakech, Essaouira, Beni Mellal et Dar Oued Zoudeh, Had Dra, Rafia). Manque de contrôle au sein de l’abattoir, absence de carnet de santé pour les employés de ces abattoirs, manque d’hygiène, absence de contrôle des origines des bovins et des ovins, absence de balance, faibles examens post-mortem sont les principaux reproches adressés aux communes concernées de Marrakech.
La cour a constaté par ailleurs une baisse très importante des recettes durant les 5 dernières années. Dans leurs réponses, les anciens présidents des communes ont reconnu certaines défaillances et rappelé que des plans de réhabilitation des abattoirs ont été entamés. En matière d’urbanisme, la cour des comptes a épinglé plusieurs communes rurales pour leur fainéantise notamment en matière de recouvrement des recettes, malgré l’identification des contribuables. C’est le cas de souk Sebt Ouled nema, il a été constaté que la commune ne fait pas preuve de rigueur pour la collecte de la taxe sur les terrains non bâtis et l’exemption de plusieurs promoteurs.
Dans sa réponse le président de cette commune a précisé que les exemptions étaient à titre provisoire en raison de l’absence d’aménagement des sites concernés qui retardaient les promoteurs desdits projets. A la commune Agafay (Haouz), la cour reproche l’absence de rigueur dans l’octroi des marchés de terrassement ainsi que des insuffisances de plan urbanistique. Un constat confirmé par le président de la commune qui explique par ailleurs que la commune a demandé une refonte de ses documents urbanistiques et qu’une étude est en cours par l’agence urbaine de Marrakech.

Certains volets confiés aux associations

La cour a constaté dans la commune d’Agafay entre autres le non respect des procédures en confiant par exemple la gestion de l’eau potable au tissu associatif, mais sans convention ou encore pour le forage des puits. «Le manque de moyens financiers et d’effectif spécialisés nous a poussés à confier ce volet aux associations», indique le président de la commune Agafay. Des insuffisances également pour la gestion du patrimoine communal telles qu’elles ont été constatées dans la commune rurale de Had Dra (Essaouira) ou encore à Ouled Massoud (Rhamna) avec l’absence de service dédié. «Nous sommes en train de déployer les fonctionnaires et nous allons créer ce service», promet le président de cette commune. Enfin, il a été aussi reproché aux communes rurales, la non publication des appels d’offres.

 

 

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