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Résultats annuels
AWB reste confiant pour la banque de détail

Par L'Economiste | Edition N°:4721 Le 03/03/2016 | Partager
Ce métier pèse 75% des revenus du groupe au Maroc
Rééquilibrage du portefeuille au profit des TPME
20 milliards de DH de crédits mobilisés pour ces entreprises en 2016

La non récurrence des résultats exceptionnels tirés des activités de marché ont pesé sur l'évolution du produit net bancaire en 2015. Mais la croissance de la  banque de détail, qui génère le gros des revenus du groupe, pâtit d'un contexte difficile au Maroc et de l'instabilité réglementaire dans les filiales subsahariennes              

Alors que certaines grandes entreprises, dont la Samir, inquiètent les sociétés qui gravitent autour d'elles ainsi que les banquiers, le groupe Attijariwafa bank reste plutôt serein. «Nous avons une faible exposition dans les grands dossiers difficiles, sinon aucune», a commenté Mohamed El Kettani, PDG d'Attijariwafa bank à la présentation des résultats annuels. A ce jour, une seule banque a dévoilé le niveau de son exposition sur le raffineur. L'ensemble du secteur détient une créance de 11 milliards de DH (sur la base des comptes de juin 2015) sur l'industriel qui est dans l'incapacité d'honorer ses engagements.

La montée du risque au Maroc et l'atonie du crédit mettent sous pression les activités de banque de détail. Par ailleurs, la chute des subventions des produits de base réduit l'activité des banques puisqu'elles refinançaient la Caisse de compensation. De même, la baisse des prix des matières premières diminue la demande de crédit émanant d'un certain nombre de secteurs. Pour l'instant, l'impact de ces changements sur les revenus des banques est contenu. La marge d'intérêts au Maroc s'est améliorée de 3% en 2015 surtout grâce à la maîtrise du coût de refinancement. La marge sur commissions, elle, progresse de 6,8% sur un an. Sans une amélioration significative de la conjoncture, il sera difficile de répéter ses performances dans la durée. Les banques seront entre autres amenées à accélérer le rééquilibrage de leur portefeuille pour renforcer les revenus dans le retail, sachant que ces derniers représentent au moins 3/4 du produit net bancaire sectoriel. «Attijariwafa bank s'est allégé de manière très importante sur les expositions très fortes et très risquées au profit d'une atomisation du risque», explique El Kettani.

Le groupe mise encore gros sur les TPME cette année. Il réserve un volume de crédit de 20 milliards de DH à cette population d'entreprises dont 14 milliards de DH aux PME. L'engagement sur les particuliers devrait porter entre 20 et 25 milliards de DH. «Malgré l'atonie du crédit, nous voyons 2016 avec un peu d'optimisme. Il y a des domaines dans lesquels les choses vont s'améliorer», espère Omar Bounjou directeur général pôle banque de détail.

Le produit net bancaire d'Attijariwafa bank au Maroc a reculé de 5,3% en 2015 à 10,8 milliards de DH en raison principalement de la non récurrence des revenus exceptionnels tirés des activités de marché. La baisse significative des taux obligataires avait boosté le résultat des activités de marché il y a deux ans. En 2015, les taux sont restés relativement stables. A l'échelle du groupe, le produit net bancaire atteint 19 milliards de DH en retrait de 2,3%. Cette baisse cache cependant une hausse de 3,7% des revenus des filiales étrangères. La croissance est freinée par les changements réglementaires dans les filiales en Afrique de l'Ouest où la Banque centrale régionale (BCEAO) a imposé la non facturation de plusieurs commissions. BAM avait fait de même il y a quelques années. Mais, contrairement au Maroc, la marge sur commissions représente une part très importante (30%) dans le produit net bancaire des filiales subsahariennes. Par contre, l'amélioration du risque à l'étranger a renforcé la contribution (+31%) des filiales au résultat net part de groupe. Ce résultat tient également à la consolidation de la participation d'Atttijariwafa bank dans le capital de CBAO (52 à 83%) et de la filiale ivoirienne SIB (51 à 75%).

L'accord signé avec l'Etat ivoirien prévoit l'introduction de 12% de la SIB à la Bourse d'Abidjan. Le groupe espère concrétiser l'opération au cours de ce semestre. Par ailleurs, il a démarré ses activités au Bénin à travers la CBAO. A fin 2015, les filiales africaines ont généré 20% du résultat net part de groupe qui a atteint 4,5 milliards de DH. Le groupe distribuera la moitié aux actionnaires soit 11 DH par action.

                                                       

Les petits tacles du président El Kettani

Le groupe Attijariwafa bank revendique une part de marché de 26,39% sur les crédits (Attijariwafa bank et filiales spécialisées) hors pensions, en légère baisse de 0,84 point sur un an. Si les opérations de «window dressing» en fin d'année ont gonflé la croissance du crédit en 2015, «nous n'en sommes pas à l'origine», se dédouane le PDG d'Attijariwafa bank. Ces opérations sont autorisées, mais, elles biaisent l'analyse. Deux banques, principalement, sont les auteurs de ces opérations, affirme El Kettani sans préciser lesquelles. Par ailleurs, les consultations entre Bank Al Maghrib, le GPBM et le patronat pour relancer le crédit ont abouti à la nécessité d'améliorer la communication entre les différentes parties. Les banques ont accepté de transmettre aux entreprises leurs notations. «Cela va les amener à ouvrir les yeux sur leurs faiblesses», espère le PDG d'Attijariwafa bank. Les sociétés qui s'estiment toujours pénalisées par une décision de la banque ont la possibilité de s'adresser à Bank Al-Maghrib qui va arbitrer. «Les entreprises structurées, viables, qui tiennent bien la comptabilité, honorent leurs engagements et dans lesquelles les dirigeants font la part des choses entre leurs poche et la trésorerie de la société...les banques se bagarrent pour les avoir quelle que soit leur taille», nuance El Kettani. La difficulté des PME à accéder au financement, notamment le crédit, se pose un peu partout. Aujourd'hui, l'allongement des délais de paiement sur le marché accentue la difficulté des entreprises, surtout des petites structures.

F. Fa

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