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    Economie

    Chômage: Aucune corrélation avec la croissance?

    Par L'Economiste | Edition N°:4697 Le 29/01/2016 | Partager
    Un rapport commandité par OCP Policy Center nourrit le débat
    Le secteur informel pointé du doigt
    Seddiki plaide pour un traitement régional du chômage

    Durant l’année 2015, le marché du travail n’a créé que 41.000 emplois nets. Avec un taux de croissance de 4,3%, selon le HCP, la conversion de création de richesse en emplois reste très faible

    La croissance est souvent donnée comme seul moteur pour la création d’emplois. Cela n’est pas toujours valable. Surtout pas pour le Maroc. C’est le constat que dresse le dernier rapport sur le travail à l’international, commandité par OCP Policy Center et présenté par un conseiller du FMI, Prakash Loungani, mercredi dernier à Rabat. Selon le chercheur, «le Maroc a réalisé quelques avancées considérables durant la dernière décennie. Et même si la conjoncture n’a pas forcément été favorable, vu le déclin qu’ont connu les économies dont il dépend, il a réussi quand même à stabiliser ce taux». Cela dit, même si le pays a enregistré des taux de croissance corrects, par rapport à d’autres Etats similaires, la création d’emplois ne suit pas.
    La première raison avancée par le chercheur n’est autre que la prépondérance du secteur informel. «Même si la croissance est vouée à rester plus ou moins cohérente avec la tendance mondiale, le taux de chômage restera stable. Ce dernier ne répond pas à la création de valeur. La principale cause est que la plupart des jobs se créent dans le secteur informel. Ce qui ne favorise pas la création d’emplois de qualité ou l’augmentation de l’emploi des femmes», explique-t-il. Le résultat direct est une stabilisation du chômage des jeunes, qui demeure une bombe à retardement. Ainsi, «le seul remède envisageable pour le Maroc, est d’adopter des politiques spécifiques pour booster la création d’emplois et d’encourager les entreprises à se formaliser», indique le chercheur. Et c’est justement ce qui manque. Selon le ministre de l’Emploi et des Affaires sociales, Abdeslam Seddiki, les mesures prises dans ce sens n’ont pas pu porter leurs fruits. «Des mesures comme la formation professionnelle et l’octroi de crédits bancaires aux jeunes n’ont pas permis au Maroc de relever le défi du chômage de cette catégorie», avoue Seddiki.
    La dernière tentative du gouvernement a été annoncée en grande pompe décembre 2015. La stratégie nationale de l’emploi prévoit justement d’améliorer le rapport entre la création d’emplois et de la croissance. Elle projette de créer 38.000 postes par point de croissance, contre 29.000 aujourd’hui. Ce qui permettrait de générer 200.000 postes par an. Pour Seddiki, la différence cette fois viendra du soutien des régions dont les capacités ont été élargies par la Constitution de 2011. «La problématique du chômage nécessite une mobilisation nationale. Elle doit être au cœur des préoccupations des régions», insiste le ministre. Selon le déroulé de la stratégie, des rencontres régionales seront organisées pour impliquer davantage les acteurs locaux. Il est également prévu d’encourager le travail qualifié et de renforcer sa productivité et aussi exhorter les acteurs économiques à passer à l’économie formelle. Cela se fera à travers des incitations fiscales, le statut de l’auto-entrepreneur et le développement de l’emploi de proximité.
    M. L.
     
     
     
     
     

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