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    Régions

    Tiznit veut rentrer dans le Guinness des records

    Par L'Economiste | Edition N°:4686 Le 14/01/2016 | Partager
    Réalisation d’un Tagoulla de 3 m de diamètre et 1m20 de hauteur
    Salwa Akhannouch, personnalité de l’année amazigh 2965

    C’est sous le thème «civilisation amazigh, histoire et patrimoine architectural»

    Tiznit se donne les moyens de ses ambitions pour rentrer dans le panthéon des records. Elle a réalisé pour l’occasion un plat de Tagoulla d’un diamètre de 3 mètres et d’une hauteur de 1 mètre 20. Toutes les personnalités de la région dont la wali d’Agadir ont goûté au plat (Ph. M. F)

    que l’association Tairi N’Wakal célèbre le nouvel an amazigh 2966 à Tiznit. Une célébration qui s’est soldée par la réalisation du record du plus grand «Tagoulla» en Afrique et dans le monde. «Nous avons choisi le Tagoulla pour sa symbolique chez le peuple amazigh, d’abord comme plat caractéristique du nouvel an amazigh, mais aussi parce qu’il symbolise l’unité et le porte-bonheur pour entamer l’année agricole», rappelle Fatima Tabaamrant, présidente de l’association Tairi N’Wakal. Cette réalisation inscrit la ville de Tiznit et le Maroc dans le célèbre livre de Guinness avec le record du plus grand Tagoulla.
    Avec un diamètre de 3 mètres et une hauteur de 1 mètre 20, le plat bat tous les records. Une oeuvre réalisée avec la participation des meilleurs cuisiniers de la région. Un récipient spécial a été réalisé pour contenir le Tagoulla.
    Fabriqué en inox, il est supporté par 4 lettres géantes en langue berbère Tifinagh. Plus de 50.000 visiteurs ont ainsi pu goûter à l’immense Tagoulla et apprécié ce chef d’œuvre. La célébration du nouvel an amazigh à Tiznit a été également l’occasion de rendre hommage à plusieurs personnalités de la région. Ainsi, l’association Tairi N’Wakal

    L’association Tairi N’Wakal a désigné Salwa Idrissi Akhannouch personnalité de l’année amazigh 2965. «C’est un message aux femmes amazigh pour les encourager à s’instruire et à persévérer», indique la présidente de l’association (Ph. L’Economiste)

    a désigné Salwa Idrissi Akhannouch personnalité de l’année amazigh 2965. «Cette consécration rappelle le succès réalisé par la femme d’affaires dans un milieu principalement réservé aux hommes. C’est un message aux femmes amazigh pour les encourager à s’instruire et à persévérer», ajoute Tabaamrant. D’autres personnalités de la région ont été également honorées. Ainsi, le prix «Sidi M’hend Aouzal» de la personnalité religieuse a été décerné à Mohamed Salhi, une figure incontournable de la région. Arrière petit fils du savant Abu Hassan Ali Ben Abdellah Al-Ilghi, Mohamed Salhi a réalisé un parcours riche dans les domaines de l’enseignement et de la formation. Il a également été membre du Conseil des oulémas de Tiznit et secrétaire de l’association Oulama Souss. Le prix «M’barek Oularbi», qui rend hommage aux personnalités artistiques a désigné cette année Mohamed Derham, figure emblématique du groupe Jil Jilala. Le prix la personnalité sportive «Larbi Ben Mbarek» est allé quant à lui à Abdelhadi Sekitioui, directeur technique de l’équipe Hassania d’Agadir  depuis 1997 et entraîneur jusqu’à aujourd’hui. Lors de cette journée, une conférence sous le thème «la civilisation amazigh; histoire, édifice et caractéristiques» a été animée par un parterre de chercheurs nationaux et internationaux. Une soirée d’animation avec feux d’artifice a clôturé la célébration du nouvel an amazigh, avec la participation de troupes locales et chanteurs de la scène amazigh.

     

                                                                      

    Revaloriser le patrimoine amazigh

    L’association Tairi N’Wakal, qui signifie «amour de la terre», a été créée en 2012 par des acteurs associatifs de la région du Souss avec un objectif de développement culturel, artistique, économique et social du Sud du Maroc. Derrière cette association, une personnalité de la région du Souss, Raïssa Fatima Tabaamrant, figure artistique connue et parlementaire de la région. Plusieurs actions sont menées par l’association pour préserver la culture amazigh et promouvoir le patrimoine culturel et artistique de la région. «On a choisi l’architecture comme thème de célébration de l’an 2966 parce qu’il est la preuve matérielle du passage d’une culture», assure Tabaamrant. Lors de cette journée, une attestation d’appréciation en relation avec le thème a été livrée à Lahoucine Ben Ihya, poète et Ahmed Irifi, entrepreneur du bâtiment à Tiznit. Cette reconnaissance est pour leur contribution à perpétuer la décoration et l’architecture amazigh ancestrales.

    Tagoulla, l’incontournable plat berbère

    Pour fêter le nouvel an amazigh «yennayer» au Souss, il y a un plat local incontournable qui est le «Tagoulla». Ce plat est une pâte préparée à base de blé dur, cuite à l’eau et dégustée à l’huile d’argan et au miel. Il est d’usage qu’au nouvel an, un noyau de datte soit dissimulé à l’intérieur du Tagoulla. Celui qui trouve le noyau est considéré comme chanceux et s’attend à une année fructueuse et prospère. Plusieurs variantes de ce plat existent dans les autres régions du Maroc, avec comme autre ingrédient le maïs.

    De notre correspondante,
    Sabrina BELHOUARI

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