×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Régions

    Fès-Oléiculture: La production continue sa chute

    Par L'Economiste | Edition N°:4686 Le 14/01/2016 | Partager
    Elle est estimée à 83.587 t, soit la moitié de la campagne 2013
    Le prix de l’huile d’olive oscille entre 45 et 50 DH le litre

    La production oléicole de la région de Fès-Boulemane est estimée à près de 83.587 t pour la campagne 2014-15. Elle est en nette baisse par rapport à 2013. Ceci est dû particulièrement aux conditions climatiques et au manque de précipitations (Ph. YSA)

    La production de l’oléiculture ne pourrait jamais atteindre son record de 2012-13 au niveau de la région de Fès-Boulemane. Elle a certes enregistré une petite hausse de 2% par rapport à 2014, mais reste très loin des performances de l’année d’avant. Pour rappel, lors de la campagne de 2013, la région avait produit quelque 135.090 tonnes, soit près du double de ce qu’elle a comptabilisé à fin novembre 2015. En témoignent les chiffres publiés récemment par la Direction régionale de l’agriculture (DRA). En effet, le secteur occupe une superficie de 74.655 ha, dont une surface productive de l’ordre de 67.199 ha. En dépit des 300 ha de plantations oléicoles arrachées dans la zone de Fès (en 2013-14) à cause de l’urbanisation et de l’extension du réseau routier, cette filière vient en second ordre après les céréales avec environ 23% de la superficie agricole utilisable (SAU).
    Selon la DRA, les vergers oléicoles régionaux sont relativement jeunes, 46% sont d’âge  inférieur à 15 ans et sont dominés par la variété «Picholine marocaine» avec 87% de la superficie totale. En matière de récolte, la production oléicole régionale au titre de la campagne agricole 2014/15 est estimée à 83.587 tonnes, soit une progression de 2% par rapport à la précédente campagne (81.800 tonnes).
    Une part de 85% de la production régionale est destinée à la trituration, 10% à la conserverie et 5% à l’autoconsommation, précisent des données statistiques de la DRA.
    Par zones de production, la province de Sefrou arrive en tête avec 32.410 tonnes, suivi de Boulemane avec 28.154 tonnes, Moulay Yacoub avec 20.375 tonnes et la préfecture de Fès 2.647 tonnes.
    L’infrastructure de transformation de la filière oléicole est scindée en un secteur traditionnel composé de quelque 904 «mâasras» et un secteur industriel composé de 126 unités modernes de trituration et 10 unités de conserves d’olives.
    Selon la DRA, la filière oléicole joue un rôle important dans le développement économique de la région Fès-Boulemane et réalise un chiffre d’affaires annuel de 400 millions de DH. Un chiffre qui pourrait grimper en flèche si les conditions climatiques sont au rendez-vous. «Cette année, les précipitations étaient beaucoup moindres et ceci s’est répercuté sur les rendements moyens de l’oléiculture oscillant à moins de 1,5 tonne/ha», déplorent les agriculteurs. Ainsi, sur le marché, le prix de l’huile d’olive est passé de 30 DH/litre pour la campagne précédente à 45 DH (voire 50 DH) actuellement. «Pour chaque 100 kilos d’olives triturés, l’on a entre 15 à 19 litres d’huile», explique un producteur. Et d’ajouter: «En période de bonne campagne, on atteint parfois 25 litres/100». En tout cas, pour remédier à ce décalage, un important programme d’investissement est mené. Celui-ci s’appuie sur les mesures incitatives du Fonds de développement agricole, l’agrégation et la multiplicité des projets d’extension et de réhabilitation des plantations d’oliviers, outre le travail d’organisation des agriculteurs et du circuit de commercialisation.
    Notons que la région s’est vue attribuer une enveloppe de 181,75  millions de DH, durant la période 2008-2015. Ce budget a financé la réalisation de nombreux projets de la filière oléicole. S’étendant sur une superficie globale de 12.326 ha, ces projets sont pris en charge par le Millennium Challenge Account (MCA). Ils profitent à une population estimée à 7.260 bénéficiaires, soit 14 % du total de population de la région. Ces projets portent sur la plantation de quelque 2.981 ha d’oliviers, la mise à niveau et l’acclimatation de 2.907 ha des zones Bour, l’entretien de 6.855 ha des cercles irrigués et la création de trois groupements d’intérêt économique (GIE).

    Taza aussi…

    Selon les données de la DRA, la culture de l’olivier s’étend sur une superficie de 100.000 ha dans la province de Taza avec une production annuelle qui dépasse les 80.000 t. Durant les cinq dernières années, la superficie de la culture de l’olivier a augmenté de près de 40% grâce au grand intérêt que porte le plan Maroc Vert à l’arboriculture fruitière et aux soutiens financiers du Fonds international de développement agricole, du Fonds de développement agricole et du MCA. Le soutien américain a permis la plantation, entre 2008 et 2014, de plus de 22.000 arbres fruitiers, dont plus de 17.500 oliviers. Le secteur de l’olivier à Taza offre plusieurs opportunités d’investissement, notamment la possibilité d’étendre la superficie cultivée à travers la lutte contre l’érosion des sols, l’exploitation rationnelle des terres et la valorisation de la production oléicole.

    De notre correspondant,
    Youness SAAD ALAMI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc