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    Economie

    Conjoncture
    Moins d’investissements industriels en 2016?

    Par L'Economiste | Edition N°:4680 Le 05/01/2016 | Partager
    Les opérateurs affichent grise mine
    La conjoncture et les conditions de financement… les freins
    Les résultats de l’enquête de l’observatoire marocain de l’industrie

    Prévisions maussades pour le premier semestre 2016.

    Les industriels n’ont pas vraiment l’intention d’investir durant ce premier semestre. Entre une conjoncture peu favorable, une fiscalité handicapante et le manque d’accès au financement, 72% des opérateurs revoient à la baisse leur niveau d’investissement.

    Selon la dernière livraison de l’observatoire marocain de l’industrie (OMI), plus de 72% des industriels interrogés sont peu enclins à investir durant les six premiers mois de cette année. Une situation à lier avec une conjoncture au moins morose marquée par les incertitudes sur la campagne agricole. L’impact du retard des pluies est partout visible dans les principales régions de production. Dans ces conditions, la campagne céréalière s’annonce très moyenne à faible. C’est cette toile de fond qui a décidé le gouvernement ainsi que les principales autorités de miser sur une croissance aux alentours de 3% (contre environ 4,5% estimés en 2015). Certaines institutions tablent sur une croissance plus robuste, à moyen terme, à mesure que la demande extérieure et la confiance intérieure se redresseront. Les industriels, eux, émettent pourtant quelques réserves. La balance penche, un peu plus, vers une vision pessimiste (43% défavorable contre 42% favorable) des perspectives d’évolution de la demande.
    Du côté du financement, en dépit du coup de pouce de Bank Al-Maghrib, l’accès au crédit bancaire pour les industriels reste toujours aussi difficile. Selon l’enquête de l’OMI, le solde d’opinion pour les conditions de financement ressort défavorable (à 52%). Les industriels de l’ensemble des branches estiment le coût du crédit élevé. Le taux d’intérêt appliqué aux crédits à l’équipement était fixé à 5,65% courant le troisième trimestre 2015. C’est en partie pour cette raison que la majorité des industriels (65%) favorisent l’autofinancement, suivi du crédit bancaire qui représente 21% et du crédit-bail avec 12%. La position des banques, qui ont décidé de fermer le robinet depuis quelques années, n’est pas prête d’évoluer surtout avec les difficultés de certains opérateurs.

    L’autofinancement reste le  moyen le plus utilisé par les industriels pour leurs investissements (65%). L’accès aux banques reste limité, avec seulement 21% des montants investis via un crédit bancaire, suivi d’un crédit-bail (12%)
     

    Pourtant, le Maroc ne manque pas d’atouts. Le royaume se distingue par son ouverture sur un marché de plus d’1 milliard de consommateurs et par une attractivité avérée des investissements étrangers. Mais son rythme de croissance industrielle reste en dessous de celui constaté chez la majorité des pays émergents. L’industrie est fragmentée, polarisée et concurrencée par l’informel. Ce chantier sur lequel s’acharne le gouvernement depuis plusieurs années sans résultats probants.
    Cette fois au lieu du bâton, les autorités plaident pour la politique de la carotte. Les opérateurs de l’informel pourraient bénéficier de l’amnistie sur tout leur passé fiscal à condition de s’identifier auprès des services de l’administration fiscale. Cette fiscalité, typique du marché marocain et qui représente, selon 60% des opérateurs sondés, l’un des plus importants freins à l’investissement. En effet, malgré les réformes entamées, la fiscalité continue de concentrer l’essentiel des attentes des industriels. La dernière bataille en date concernait l’IS progressif que le patronat a finalement obtenu.
    A partir de cette année, le taux d’imposition tiendra compte du niveau des bénéfices: 10% pour la tranche du résultat fiscal inférieur à 300.000 DH, 20% pour celle comprise entre 300.000 et 1 million de DH et 30% pour la tranche du résultat fiscal supérieur à 1 million de DH.
    A. Lo
     

     

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