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    Economie

    Conjoncture
    La croissance proche de 5%

    Par L'Economiste | Edition N°:4680 Le 05/01/2016 | Partager
    Elle est tirée par le secteur primaire
    L’export, la demande intérieure et les services, les autres leviers
    La situation des comptes nationaux au 3e trimestre

    La croissance a été surtout stimulée par le secteur primaire. Néanmoins, les services affichent des évolutions positives, bien qu’en retrait par rapport au 3e trimestre 2014. Par contre, elle a été atone dans le secteur industriel

    L’année 2015 devrait terminer sur un taux de croissance voisin de 5%. Déjà au 3e trimestre, le HCP le situe à 4,6% contre 2,2% à la même période de 2014. L’embellie provient bien évidemment de la valeur ajoutée du secteur primaire qui a marqué une hausse de 15,2% au lieu d’un repli de 3,3% une année auparavant. Mais il y a aussi les apports de la consommation finale des ménages et des échanges extérieurs. Or, ces deux agrégats se sont bien comportés lors du 4e trimestre de l’année écoulée. Avec une hausse de 3,7% à fin septembre dernier, l’export a contribué pour 1,8% à la croissance. Une contribution promise à la hausse, puisque les ventes à l’extérieur ont crû de plus de 7% au terme de l’année écoulée. De plus, l’épargne nationale s’est améliorée de 2,3 points lors du trimestre précédent à 26,9% du PIB. A tel point que le besoin du financement de l’économie s’est fortement réduit, passant de 5,5 à 1% d’un trimestre à l’autre.  L’effet de la campagne agricole devait également se ressentir sur les derniers mois de l’année écoulée. Sa valeur ajoutée a bondi de 15,9% après s’être contractée de 3,5% en 2014. Celle de la pêche a aussi augmenté de 7,6% au lieu d’un recul de près de moitié.
    A l’opposé, «la valeur ajoutée du  secteur secondaire a connu un ralentissement de son rythme de croissance», relève le HCP dans sa dernière livraison. Elle s’est accrue de 0,8% au lieu de 1,4% lors du 3e trimestre 2014. Une situation qui s’explique par une évolution différenciée des activités du secteur. Alors que l’électricité et les industries ont marqué des hausses plus ou moins prononcées, les mines et le BTP enregistrent des baisses (voir tableau ci-contre).
    De son côté, le secteur des services a pratiquement stagné. Sa valeur ajoutée a augmenté de 1,9%, soit le même niveau une année auparavant. Sauf que toutes les composantes dégagent des évolutions positives.     
    La plus forte hausse a été réalisée par  les postes et télécommunications: 6% au lieu de 6,3%. Les services rendus aux ménages et aux entreprises ont également enregistré une croissance positive de 2,7%. Bien qu’en retrait de moitié, la croissance des services rendus à l’administration publique et à la sécurité sociale reste aussi orientée à la hausse: 1,9%. Le même constat est observé pour le transport, l’éducation, la santé, l’action sociale, le commerce et les finances. De ce fait, la valeur ajoutée du secteur non agricole (y compris la pêche) a connu une légère augmentation  de 1,6%  durant le troisième trimestre 2015 au lieu de 1,7% une année auparavant. Ce qui dégage un accroissement du PIB de 4,6% au 3e trimestre 2015 contre 2,2%, l’année précédente.
    Le PIB a affiché un accroissement de 4,6% en volume  au lieu de 2,2% le troisième trimestre  de l’année précédente. En terme nominal, la hausse a été de 6,7%, ce qui dégage une augmentation du prix implicite du PIB de 2,1% en glissement annuel.

    L’épargne à près de 27% du PIB

    Avec une amélioration de 3,4% de la consommation intérieure, l’épargne nationale s’est établie à  26,9% du PIB au 3e trimestre 2015, soit une hausse de 2,3 points de pourcentage. Avec la baisse de l’investissement brut, le besoin de financement s’est sensiblement réduit: 1% contre 5,5%, une année auparavant. Sur le même trimestre, le revenu national brut disponible s’est amélioré de 6,5% au lieu de 2,8% l’année précédente. Ceci s’explique par la hausse du PIB aux prix courants (6,7% au lieu de 2,8%) et des revenus nets reçus du reste du monde de 3,2% au lieu de 3,1%.

    A.G.

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