×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Conjoncture
Crédit: Le plus mauvais score en quinze ans!

Par L'Economiste | Edition N°:4680 Le 05/01/2016 | Partager
Bank Al-Maghrib table sur une petite progression de 0,5% en 2015
A fin novembre, l’encours termine en hausse de 1,6%
Le retour des entreprises devant les guichets bancaires en 2016 reste incertain

Pour les banques, 2015 fut une année exceptionnelle puisqu’elles n’ont jamais enregistré une si faible progression du crédit. Elle sera inférieure à 1% selon les prévisions de BAM. Celle-ci prévoit un rebond à 3% en 2016. Cela reste incertain compte tenu du ralentissement de l’activité économique attendu cette année
 

Le léger rebond du crédit en novembre n’arrivera pas à combler une année difficile pour les banques. L’encours des prêts s’est chiffré à 765 milliards de DH en augmentation de 1,6% sur un an contre une hausse de 0,7% en octobre 2015. Bank Al-Maghrib a, dernièrement, révisé à la baisse ses prévisions sur l’ensemble de l’année à 0,5%. Si cela se confirme, ce sera le plus mauvais score enregistré sur les quinze dernières années.
Le léger mieux de novembre tient essentiellement au ralentissement de la baisse des crédits aux entreprises. Le total des prêts aux entreprises privées a diminué de 2,7% en novembre après une contre-performance de 3,9% le mois précédent. La dynamique est inverse dans le secteur public avec un accroissement de 4,4% des engagements des banques. Les emprunts des établissements publics devraient se maintenir sur les prochains mois. En dehors des projets déjà dans le pipe, le  gouvernement a récemment approuvé plus de 38 milliards de DH d’investissements. Ils seront en partie financés par des crédits bancaires.
Par contre, le retour des entreprises privées auprès des guichets bancaires reste incertain. La décélération de l’activité économique prévue en 2016 n’est pas de mesure à sortir les patrons de leur immobilisme.
Près de 3 chefs d’entreprise sur 4 dans l’industrie ne vont pas investir au premier semestre, selon des réponses collectées par le ministère de l’Industrie et du Commerce. Même si les industriels sont peu friands de crédit bancaire (il représente 21% de leur source de financement très loin derrière l’autofinancement), globalement les banquiers s’attendent à une année 2016 au mieux similaire à 2015. Bank Al-Maghrib table sur une croissance de 3% du crédit bancaire. Des réajustements seront effectués en cours d’année. Il faut espérer qu’ils ne prennent pas la même direction qu’en 2015 où BAM a révisé à trois reprises ses prévisions.
Face au resserrement des conditions d’octroi du crédit et à l’effort de recouvrement, les créances en souffrance progressent moins vite. Il faut dire que la montée des impayés enregistrée en 2013 et 2014 est due à la détérioration de l’environnement économique mais également aux opérations de déclassement de certaines créances exigées par Bank Al-Maghrib.
A fin novembre, les créances en souffrance ont atteint 57,4 milliards de DH en progression de 10%. Cette évolution cache une croissance de 14,4% des impayés des entreprises et de 4,5% des ménages. Ceci dit, les déboires de certains grands comptes et les prévisions encore inquiétantes sur les défaillances d’entreprise en 2016 constituent des sources d’inquiétudes sur la clientèle des entreprises. Leurs difficultés et les conséquences qu’elles peuvent provoquer sur l’emploi pourraient à leur tour impacter la solvabilité des ménages.
F. Fa
 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc