×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Competences & rh

Secteur traditionnel vs moderne

Par L'Economiste | Edition N°:4663 Le 08/12/2015 | Partager
Les koutab et m’sid reculent, mais restent prédominants
Enorme décalage entre les chiffres de l’Education nationale et ceux du HCP

Les jardins d’enfants appartenant à des groupes privés structurés se sont beaucoup développés ces dernières années, mais ils restent minoritaires

Même si sa part ne cesse de diminuer ces dernières années, passant de 91% en 2000-2001 à 65% en 2012-2013, l’enseignement traditionnel préscolaire continue de dominer le secteur. Le 4-5 ans sont principalement accueillis dans des koutab et m’sid. Ces derniers accaparent les deux tiers des effectifs (voir illustration ci-contre), selon les statistiques du ministère de l’Education nationale pour 2013-2014 (les plus récentes). Ils représentent aussi 81,2% des établissements préscolaires. Ce n’est pourtant pas ce que relève le HCP dans son enquête 2014. Le producteur de statistiques avance que l’enseignement moderne (crèches et maternelles) couvre la quasi-totalité des enfants préscolarisés, soit 93,3%, contre seulement 6,7% pour le traditionnel (koutab et m’sid). D’où provient cet énorme décalage entre les deux départements? «Les chiffres du ministère sont plus fiables, car ils découlent d’une enquête de terrain qui couvre 100% des établissements autorisés, et qui nécessite une année de travail. Ceux du HCP se basent sur les déclarations des sondés», estime Aziz Kaichouh, DG de la Fondation marocaine pour la promotion de l’enseignement préscolaire (FMPS). Le HCP pourrait, selon Kaichouh, avoir intégré une partie des koutab, le modèle le plus courant aujourd’hui, dans l’enseignement moderne.
Pour mieux comprendre l’origine de cette confusion, il est nécessaire de bien cerner la différence entre moderne, koutab et m’sid.
Le préscolaire moderne regroupe les jardins d’enfants privés relevant des groupes scolaires structurés. Le koutab, lui, est un établissement autorisé par le ministère de l’Education nationale. C’est généralement l’œuvre d’un particulier, peu ou pas du tout formé dans le domaine, qui se procure des manuels auprès d’éditeurs pédagogiques et conçoit lui-même un modèle de cours qu’il dispense dans un petit local. Apprentissage de lettres et de chiffres, chants, jeux, quelques sourates du coran,… le contenu est assez varié, mais il n’en demeure pas moins que ça reste un programme improvisé que le ministère inclut dans la catégorie du traditionnel. «Pour des considérations commerciales, ces personnes mettent des pancartes où ils présentent leur établissement comme jardin d’enfants. Sauf que la tutelle l’a autorisé en tant que koutab», précise Kaichouh.
Les m’sids, pour leur part, sont gérés par des fqihs qui apprennent aux enfants l’alphabet arabe, le coran et le hadith. Ils sont chapeautés par le ministère des Habous et des Affaires islamiques. A côté de ces trois offres, il existe des classes préscolaires intégrées dans des écoles primaires publiques. Ainsi que des écoles maternelles relevant d’ambassades et de services culturels étrangers, des jardins d’enfants et garderies publics/semi-publics (ministère de la Jeunesse et Entraide nationale), et enfin, des écoles, unités et classes gérées par la FMPS.
A.Na

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc