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Athènes lâche du lest sur les économies budgétaires

Par L'Economiste | Edition N°:4548 Le 16/06/2015 | Partager
Un effort supplémentaire chiffré à 2 milliards d'euros
Les dépenses militaires et les systèmes de retraite visés

A l’approche de l’Eurogroupe prévue ce jeudi 18 juin et mises sous pression, les autorités grecques ont finalement indiqué qu’elles étaient d’accord pour réaliser un excédent budgétaire primaire de 1% cette année. La condition fixée par les créanciers du pays UE et FMI pour débloquer la prochaine tranche du prêt à Athènes. Reste à évaluer si les engagements pour y parvenir sont crédibles.
Le niveau du déficit budgétaire primaire correspond au montant des économies ou des recettes supplémentaires à réaliser.
Après un week-end de négociations qui se sont soldées par un échec, la Commission européenne avait chiffré à 2 milliards d'euros l'effort supplémentaire nécessaire de la part de la Grèce. Parmi les pistes qu’elle a évoquées, les dépenses militaires. Les dépenses du budget grec pour la défense sont les deuxièmes celles du Royaume-Uni (en pourcentage). Une réforme des systèmes de retraite est aussi exigée par les créanciers. Les institutions n'ont pas demandé de réduction des pensions au niveau individuel.
Les créanciers poussent par ailleurs le gouvernement Tsipras à améliorer la collecte de l’impôt et à renforcer la stabilité de son système financier. Il doit aussi mettre en place des réformes structurelles et moderniser le secteur public, en s'attaquant surtout à la corruption. Annika Breidthardt, une porte-parole de la Commission européenne, a assuré que les créanciers ont déjà fait d’importantes concessions pour parvenir à un accord et surtout éviter au pays un défaut de paiement. La balle est dans le camp d’Athènes. «Nous ne voulons pas parler d'impasse», a assuré pour sa part le porte-parole du gouvernement grec, Gabriel Sakellaridis,@ devant la presse. Il a fait observer que les demandes des créanciers sont dures et les négociations sont difficiles. La Grèce a besoin des 7,2 milliards d'euros qu'elle attend depuis l'été de la part de ses créanciers, pour être en mesure de payer fin juin une échéance de près d'1,6 milliard d'euros au FMI.
Un Grexit n’est pas exclu. «Il existe un risque réel de sortie de la Grèce de l'euro», a estimé hier lundi à Madrid le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Margallo. Le gouvernement espagnol a toujours soutenu le maintien de la Grèce dans l'union économique et monétaire et milite pour trouver un accord. Mais avant tout, les règles doivent être appliquées.
F. Z. T.
 

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