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    FAO : Des performances très disparates

    Par L'Economiste | Edition N°:4548 Le 16/06/2015 | Partager
    Une Asie à deux vitesses, l’Amérique latine s’en sort bien
    La sous-alimentation ne recule pas assez en Afrique

    L’Asie du Sud-Est, le caucase, l’Asie centrale et l’Amérique latine ont atteint les objectifs du millénaire, à savoir, réduire de moitié la proportion de la population en sous-alimentation entre 2000 et 2015

    Ainsi, en Afrique sub-saharienne les objectifs sont loin d’être atteints. La région compte aujourd’hui quelque 220 millions de personnes souffrant de la faim, soit 44 millions de plus qu’en 1990, malgré la baisse de la prévalence de la sous-alimentation, ce qui montre la vigueur de la croissance démographique de cette région. Les parties les plus touchées restent l’Afrique de l’Est et centrale où le nombre de personnes souffrant de la faim a augmenté de 20% depuis 1990. L’Afrique Australe s’en sort mieux mais le vrai challenge a été réalisé par l’Afrique de l’Ouest qui a réussi à réduire le nombre de personnes sous-alimentées de 24,5% en dépit d’une combinaison de facteurs défavorables: la sécheresse du Sahel et les prix coûteux des matières premières. Quant à l’Afrique du Nord, le bilan est globalement positif. La région a enregistré des niveaux de prévalence de sous-alimentation de moins de 5% grâce à l’accès subventionné à l’alimentation, ce qui a permis de maîtriser la hausse des prix des produits alimentaires de base. Même problème mais dans une région différente. Avec les taux les plus élevés en chiffres absolus (281 millions), l’Asie du Sud est à la traîne même si la FAO souligne des progrès ces dernières années. Le seul pays de la région faisant exception est le Bangladesh qui, grâce à ces politiques alimentaires adoptées au milieu des années 2000, sort du lot. L’Asie centrale quant à elle s’en sort beaucoup mieux. Grâce à une croissance économique rapide, un environnement  riche en ressources et des envois de fonds des émigrés, la zone a vu le nombre de personnes en sous-alimentation dans sa région passer à 5,8 millions d’habitants, alors qu’il s’élevait encore à 9,6 millions en 1990. L’Asie de l’Est et du Sud-Est a vu le nombre de personnes en sous-alimentation divisé par plus de deux, passant de 295 millions d’individus en 1990 à moins de 145 millions en 2014. Chine, Thaïlande, Philippines, Viet Nam, Cambodge, ... Ils contribuent tous à ces résultats positifs. Cette réussite tient à la croissance économique qui a bénéficié au plus grand nombre.  S’ajoute une croissance rapide de la productivité agricole qui a considérablement augmenté la disponibilité alimentaire. Le cas de l’Asie de l’Ouest est un peu particulier. Certains pays comme le Yémen et l’Irak, présentent toujours des niveaux d’insécurité alimentaire inquiétants résultant de la fragilité institutionnelle et des guerres civiles. D’un autre côté, des pays tels l’Arabie Saoudite, le Koweït, le Liban, Oman, ... ont tous atteint l’objectif du millénaire visant à réduire de moitié la proportion de la population sous-alimentée.
    En Amérique latine le niveau d’insécurité alimentaire est passé de 13,9% en 1990 à moins de 5% en 2014. Mais comme pour la plupart des régions, des différences notables existent. Par exemple, la sous-région d’Amérique centrale a accompli beaucoup moins de progrès par rapport à l’Amérique du Sud ou même à l’Amérique latine dans son ensemble. Mais en dépit des évolutions divergentes au sein de la zone, l’Amérique latine a atteint haut la main l’objectif du millénaire. Ces résultats sont largement attribués à une bonne performance économique générale, à une croissance régulière de la production agricole et à des politiques de protection sociale concluantes.
    Q.D.
     

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