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    FAO: Tout le monde ne mange pas encore à sa faim

    Par L'Economiste | Edition N°:4548 Le 16/06/2015 | Partager
    167 millions de personnes sorties de la sous-alimentation en dix ans
    Mais les progrès sont très variables selon les régions

    Depuis le début des années 90, le nombre de personnes affamées a diminué de 216 millions, soit une réduction de 21,4% pour l’ensemble de la population

    Selon le dernier rapport annuel de la FAO, le nombre de personnes en situation de sous-alimentation dans le monde est passé sous le seuil des 800 millions. Soit une diminution de 167 millions de personnes sur la dernière décennie. Le rapport indique que, pas moins de 72 pays (dont le Maroc) sur les 129 concernés ont atteint l’objectif du Millénaire, défini en 2000 à New York, visant à réduire de moitié la faim sur la période 2000-2015.
    Cette baisse est surtout marquée dans les pays en développement. Les régions comme l’Amérique latine, l’Asie de l’Est et du Sud Est, le Caucase, l’Asie centrale, l’Afrique du Nord et de l’Ouest ont ainsi réalisé des progrès rapides et concrets. En revanche, l’Asie du Sud et l’Afrique sub-saharienne restent largement dans le rouge avec près d’un quart de leur population en sous-alimentation. Au total, un peu plus d’une personne sur neuf souffre toujours de la fin dans le monde. Mais le nombre ne cesse de diminuer en dépit de la croissance démographique. Ainsi le pourcentage de la sous-alimentation dans le monde est passé de 18,6% en 1990 à 10,9% en 2014, ce qui équivaut à une diminution de 216 millions de personnes sur 25 ans malgré une hausse de 1,9 milliard d’habitants sur la même période. Toutefois, ces chiffres ne sont pas représentatifs sur l’ensemble de la population car ils sont dus essentiellement aux changements intervenus dans des pays fortement peuplés comme la Chine et le Brésil qui ont enregistré des progrès rapides au cours des années 90. Le Brésil illustre le cas de progression le plus spectaculaire, passant de 22 millions à moins de 5% de la population.  Le rapport indique que le facteur le plus important reste la croissance économique «mais elle ne suffit pas. Il faut également une volonté politique pour agir, de la part des autorités comme de la société civile et du secteur privé. Il n’y a pas de formule secrète», note Piero Conforti, économiste à la FAO.
    Par ailleurs, un autre facteur qui permet la diminution de la sous-alimentation dans le monde est l’augmentation de la productivité de l’agriculture rurale, ou familiale. Etant donné que la majorité de la population en sous-alimentation vit dans les zones rurales, l’augmentation de la productivité a un impact positif sur leurs conditions de vie en augmentant leurs revenus ainsi que la quantité de nourriture disponible.

    Q.D.
     

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