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    Economie

    950 millions de litres de lait attendus en 1997

    Par L'Economiste | Edition N°:307 Le 04/12/1997 | Partager

    C'est une nette amélioration de la production laitière qui est prévue cette année. Avec une augmentation de l'ordre de 12%, elle est estimée à environ 950 millions de litres. Pour Ramadan, la demande est évaluée à un peu plus de 50 millions de litres.


    La production laitière pour l'année 1997 devrait enregistrer un net accroissement pour atteindre environ 950 millions de litres contre 850 millions en 1996, enregistrant ainsi une augmentation de l'ordre de 12%. Cette situation, souligne la Direction de l'Elevage, s'explique, d'une part, par un début de reconstitution du cheptel laitier qui a enregistré un accroissement de 6% par rapport à 1996 et, d'autre part, par une nette amélioration du taux de vêlage. Les quantités usinées en 1997 représentent 600 millions de litres contre 530 en 1996 et 450 en 1995. La production usinable a fortement augmenté durant ces dix dernières années. Elle est passée de 312 millions de litres en 1987 à 600 millions cette année, enregistrant ainsi une hausse de 92,3%. Annuellement, cette progression s'est traduite par un taux de croissance moyen de 6,5%.

    Cette année, le marché du lait a été caractérisé par un excédent laitier qualifié d'exceptionnel durant la période de haute lactation (février-juin). Actuellement, "le marché du lait et ses dérivés continue à être approvisionné d'une manière normale contrairement à l'année écoulée où un début de pression sur la demande en lait frais pasteurisé s'est fait sentir dès le début de l'automne", précise la Direction de l'Elevage. L'approvisionnement est assuré à hauteur de 85% par la production nationale. Celle-ci est répartie entre 60% durant la haute lactation et 40% durant la basse lactation. Quant aux im-portations, elles portent essentiellement sur la poudre de lait à usage industriel et le beurre dont les quantités importées en 1996 ont été respectivement de 10.000 et 27.400 tonnes.

    Hausse des réceptions


    Concernant l'approvisionnement du marché durant le mois de Ramadan, la Direction de l'Elevage a tenu depuis juin 1997 plusieurs séances de travail avec l'ensemble des laiteries, l'objectif étant d'évaluer, sur la base des données recueillies, l'offre de lait pour faire face à la demande durant cette période.
    Il ressort que le secteur laitier a bénéficié de plusieurs facteurs favorables et se caractérise par un certain nombre d'éléments. Il s'agit tout d'abord d'une bonne reprise de la production laitière durant l'année 1997, d'une augmentation de 11% des réceptions au cours du troisième trimestre de cette année par rapport à 1996, d'un bon démarrage de la campagne agricole. S'y ajoutent un stock important jugé satisfaisant de lait UHT ainsi qu'une extension de la capacité de fabrication de lait reconstitué UHT de 110.000 litres à 140.000 litres par jour à compter du 1er novembre 1997.
    L'ensemble de ces éléments, indiquent les experts de la Direction de l'Elevage, permettent de prévoir un approvisionnement normal du marché durant Ramadan dont la demande pour tout le mois est estimée à 45 millions de litres. Selon les données les plus récentes, l'offre dépasserait les 50 millions de litres dont 10 millions de lait UHT.

    Influencé par les conditions climatiques et le mode de conduite du troupeau, le système de production de l'élevage laitier se caractérise par deux périodes(1): la haute lactation qui s'étend de février à août et la basse lactation de septembre à janvier. Cette situation s'explique d'une part par le groupement des vêlages dont le pic se situe en mars-avril et, d'autre part, par la durée de lactation très courte (cinq mois en moyenne) des vaches de race locale qui représentent 62% des femelles reproductrices. Par ailleurs, le niveau de la production laitière année est étroitement lié à la qualité de la campagne agricole qui le précédait et durant laquelle s'est déroulée toute l'activité de reproduction et de gestation des vaches qui dure neuf mois.

    Meriem OUDGHIRI
    (1) Cf L'Economiste du 14 novembre 1996.

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