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    Economie

    Le PIB non agricole: 2,9% au 3ème trimestre

    Par L'Economiste | Edition N°:307 Le 04/12/1997 | Partager

    Malgré la résistance du secteur agricole, 1997 s'achèvera sur un recul de 2% du PIB. Les chiffres du troisième trimestre.


    C'est confirmé. Les signes de vigueur du secteur non agricole identifiés par l'enquête qualitative de la Direction de la Statistique pour le compte du troisième trimestre(1) sont évidents. Au terme de cette période, la croissance du PIB hors agriculture est estimée à 2,9% compensant ainsi le recul de 7,1% du secteur agricole. En définitive, le PIB total affiche, à la fin du troisième trimestre, une hausse de 1,3% au lieu de -5,7% pour le précédent.
    Pour autant, l'année est déjà perdue. Selon la Direction de la Statistique (DS), les prévisions concernant le quatrième trimestre «dégagent une orientation de la tendance vers la baisse». D'un trimestre à l'autre, le PIB devrait ainsi baisser de 2,6%. «Appréhendée à partir des comptes trimestriels du premier semestre et les prévisions pour le second, la croissance de l'économie nationale en 1997 se situerait aux alentours de -2%», précise la DS dans sa dernière publication traitant de la conjoncture.
    A nouveau, la question reste entièrement posée. L'économie marocaine pourra-t-elle atténuer l'effet du facteur temps dans son comportement? Les faits sont connus. Un chergui persistant, une pluviométrie mal répartie ou des inondations rendent caduques les prévisions les plus optimistes.
    L'aléa climatique rend ainsi difficile la lecture ou l'appréciation des indicateurs économiques dont le comportement, quoique très honnête, ne garantit pas toujours une bonne année. C'est bien cette situation qui se présente en 1997.

    La production énergétique continue de progresser. Au terme du mois de septembre, la production nette d'électricité ONE en MkW a progressé de 4,9% par rapport à la même période de l'année précédente à 8.446. Dans le même temps, le pétrole mis en uvre a augmenté de 4,2% à 5,302 millions de tonnes. L'activité minière, une des principales sources de devises est restée très alerte. La production de phosphates a grimpé de 11,6 à 16,9 millions de tonnes. Le bâtiment semble reprendre de la hauteur si l'on prend en considération la production de ciment en hausse de 11,8% à 5,302 millions de tonnes. Mais, selon la Direction des Etudes et des Prévisions Financières aux Finances, «l'évolution des ventes de ciments (+13,4% entre 1996 et 1997) concerne essentiellement le secteur des travaux publics, puisque le nombre de constructions autorisées et les superficies bâties ont, au terme du premier semestre, respectivement reculé de 2 et 11,3% entre les deux années».
    Des signes de vigueur sont également perceptibles au niveau de la balance commerciale qui affiche des transactions globales en hausse de 7,6% à 112,2 milliards de DH à fin septembre. Côté exportations, une hausse de 9% a été enregistrée contre 6,6% pour les importations. Pour ce poste, il faudra noter une forte hausse en valeur des achats de pétroles due principalement à la flambée du Dollar. Le taux de couverture est monté à 72,1% contre 70,5% en septembre 1996.
    Le soleil pointe également son nez sur le tourisme qui enregistre une hausse de 10,7% des entrées d'étrangers et de 8,9% des nuitées. Le hic: les recettes voyages ont cédé 2,7% à 8,7 milliards de DH et les transferts RME continuent de reculer (-4,9%). En tout cas, le déficit courant devrait se situer autour de 2% du PIB, prévoient les Finances.

    Autre satisfaction: le déficit budgétaire a fondu de 11,6% suite à une bonne maîtrise des dépenses ordinaires, en hausse de 1,8% pour la Loi de Finances 1997-1998 contre 8,2% pour la précédente.
    Quant aux crédits à l'économie, ils ont certes augmenté de 9,5% à fin septembre mais restent pour l'essentiel concentrés sur les court et moyen termes. La faiblesse des financements à long terme ressort certainement de la structure des ressources des banques, mais traduit tout de même l'absence de projets de grande envergure dans le privé.
    Egalement à relativiser: le recul du chômage urbain en baisse de 2,6 points au troisième trimestre par rapport à la même période de 1996. A 16,1%, il reste largement suffisant pour donner la migraine aux décideurs.

    Alié Dior NDOUR

    (1) Voir L'Economiste N° 300.

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