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Liquidités bancaires
Le Trésor augmente la pression

Par L'Economiste | Edition N°:4134 Le 15/10/2013 | Partager
En neuf mois, il a levé autant de fonds que toute l’année 2012
Le besoin de liquidités des banques s’est creusé à 74 milliards de DH
Léger redressement du rythme de croissance du crédit

Source: Bank Al-Maghrib
Les banques se retrouvent dans la même situation qu’en 2012 avant d’aborder le dernier trimestre de l’année. Avec une forte intervention du Trésor sur le marché depuis le début de l’année, la tension sur les liquidités devrait monter d’un cran. D’un autre côté, le resserrement des liquidités contribue en partie au ralentissement du crédit

LES trésoreries bancaires n’ont pas connu d’amélioration sur un an. Les banques se retrouvent dans la même situation qu’en 2012 avant d’aborder le dernier trimestre de l’année. Le déficit de liquidité du système s’est établi à 74 milliards de DH à fin septembre contre 72 milliards de DH une année plus tôt.
La sortie du Trésor sur le marché financier international en décembre dernier avait permis d’atténuer le déficit, le ramenant à 63 milliards de DH. De même, la réouverture des émissions de 2012 en mai dernier a permis au Trésor de mobiliser l’équivalent de 6,5 milliards de DH. Mais, comme pour les précédentes opérations, l’effet est de courte durée sur la liquidité du marché. Les besoins du Trésor, eux, n’ont cessé d’augmenter avec un déficit qui continue à se creuser. Ses interventions sur le marché domestique sont en conséquence plus importantes que l’année dernière. A fin septembre, il a déjà levé autant de fonds que sur toute l’année 2012. Et son appétit grandit. Il compte mobiliser jusqu’à 14,5 milliards de DH en octobre.
A moins de mobiliser davantage de ressources extérieures, la forte présence du Trésor sur le marché domestique devrait accentuer la pression sur les ressources bancaires. La réduction du déficit de la balance commerciale ou encore la hausse des investissements directs étrangers ont pour l’instant une influence peu significative sur la liquidité. 
Aujourd’hui, le déficit est entièrement comblé par les financements de Bank Al-Maghrib. Ses interventions sur le marché ont atteint 77 milliards de DH en moyenne en septembre, dont 57 milliards de DH au titre des avances à 7 jours.
Pour autant, l’activité de crédit ne se porte pas mieux. La tension sur les liquidités, mais surtout le manque de vigueur de l’activité économique limitent la croissance des prêts à 2,6% à fin août. Elle tourne autour de 1% pour les prêts de trésorerie et à l’équipement. La progression des crédits à la consommation décélère à 2,4%. L’encours des prêts immobiliers affiche, quant à lui, une hausse de 5,5%. Mais ici comme pour les crédits conso, l’activité a rompu avec les hausses à deux chiffres enregistrées ces dernières années. Une situation imputable en partie à la montée du risque dans le secteur. Les créances en souffrance ont bondi de 12,5% d’une année à l’autre. Les banques sont en conséquence plus sélectives sur les dossiers (cf. www.leconomiste.com du 06 septembre 2013).


F. Fa

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