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Les Cahiers de l'Émergence

Prêts étudiants
Des offres plus souples et plus diversifiées

Par L'Economiste | Edition N°:4106 Le 05/09/2013 | Partager
Depuis 2010, la BCP a accordé près de 38 millions de DH
Les impayés restent maîtrisables, selon les banques

La part des prêts étudiants dans les garanties offertes par la CCG reste modeste. Il faut dire que le marché est relativement récent, puisqu’il n’a démarré que début 2000. De 2008 à fin 2012, seules 545 garanties ont été agréées par la CCG, pour un coût global de près de 91 millions de DH, et un volume de crédits de 43 millions de DH

PLUS question de mettre son projet d’études supérieures entre parenthèses. Avec les prêts étudiants, le rêve de décrocher un diplôme dans une grande école, au Maroc ou même à l’étranger, devient plus accessible. Pratiquement toutes les banques proposent aujourd’hui des produits sur mesure pour les étudiants. Il est vrai que l’offre s’est développée au ralenti à partir des années 2000. Mais depuis 2008, grâce à l’introduction du fonds de garantie de la Caisse centrale de garantie (CCG), «Enseignement Plus», elle s’est un peu plus étoffée. «Avec plus de 50% de la population marocaine âgée de moins de 25 ans, le marché du financement des études revêt une dimension stratégique», relève-t-on du côté de la SGMB.
L’augmentation du plafond de la garantie de la Caisse en juillet dernier, qui est passé de 100.000 à 250.000 DH (à raison de 50.000 DH par an, au lieu de 20.000), pourrait permettre aux banques d’accorder plus de produits. Davantage d’étudiants seraient ainsi encouragés à y souscrire, d’autant plus que le différé de remboursement a été revu à la hausse passant de 5 à 6 ans. Sur le marché, l’offre est assez variée. Les taux d’intérêts sont librement négociables, mais ils tournent en moyenne autour des 7%. Certaines banques, à l’instar de la Société Générale (avec son produit Etudes Banky), octroient des financements couvrant à la fois les études et les frais liés à la vie estudiantine, tels que le logement ou encore l’achat d’un ordinateur. Ce qui peut s’avérer d’un grand secours pour l’étudiant. «Il s’agit d’un crédit que nous adaptons à chaque besoin, en fonction du coût, de la durée et du lieu des études. Nos formules sont très souples», précise le management de la banque. Le déblocage de la somme accordée peut être échelonné sur plusieurs années, comme il peut être opéré en une seule fois.
Des facilités sont également concédées sur le remboursement. L’étudiant peut se contenter de payer uniquement les intérêts durant ses études, avec des mensualités «allégées», avant de s’acquitter du capital une fois sur le marché de l’emploi. Le différé de remboursement, également appelé «période de franchise», peut aller jusqu’à 72 mois. Certaines banques vont un peu plus loin en offrant des produits spécifiques à des établissements avec lesquels elles ont signé des conventions. C’est le cas de la Banque centrale populaire qui dispose de formules dédiées aux étudiants de l’université Al Akhawayn, ainsi qu’à ceux de HEM. Sans compter son prêt études pour les jeunes cadres souhaitant souscrire à un MBA. «La banque a mis en place un programme ambitieux pour élargir le champ de ses partenariats dans le but de créer des passerelles avec le monde de la formation», annonce Abdelmoumen Najoua, directeur Marketing Opérationnel à la BCP. Le groupe, il faut le dire, est pionnier sur le marché, car sa première offre de prêt aux jeunes étudiants remonte à 1989. Depuis 2010, l’institution a distribué près de 38 millions de DH de prêts au profit de 400 étudiants, avec des plafonds allant jusqu’à 260.000 DH. Selon les établissements de crédits, la part des impayés au niveau des prêts étudiants ne diffère pas vraiment de celle des autres catégories de clientèle. Cela faisait d’ailleurs partie des points qui rendaient les banques frileuses face au financement de ce genre de crédits. «La proportion des impayés enregistrés sur ces dossiers reste maîtrisable», assure Abdelmoumen Najoua. Le délai de remboursement, lui, est assez long. Il varie de 6 à 10 ans. «Cela est naturel, compte tenu du rallongement de la période des études», précise le management de la SGMB. Toutefois, le vrai bilan ne peut être fait que d’ici quelques années, le temps que le marché prenne un peu plus de maturité.

Conditions d’accès

GÉNÉRALEMENT, les prêts étudiants sont dédiés aux bacheliers poursuivant leurs études au Maroc ou à l’étranger, ainsi qu’aux jeunes actifs entamant un 3e cycle d’études supérieures. Des limites d’âge sont fixées selon les établissements de crédit (moins de 26 ans à la SGMB par exemple, moins de 36 ans pour les prêts garantis par la CCG). Les étudiants en même temps salariés ne sont pas soumis à une caution, contrairement aux autres qui doivent en présenter une de leurs parents ou de leur tuteur légal. Sans oublier une attestation de revenu de leur caution et des copies de la CIN et de leurs diplômes. Une copie de l’attestation d’inscription  ou de pré-inscription dans un établissement supérieur reconnu par l’Etat, ainsi qu’un justificatif des frais de scolarité, sont aussi exigés. En plus d’une police d’assurance.

Ahlam NAZIH  

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