×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Les Cahiers de l'Émergence

Les programmes e-learning n’accrochent pas

Par L'Economiste | Edition N°:4106 Le 05/09/2013 | Partager
Pas de texte réglementant les diplômes à distance
Lancement d’une expé- rience pilote à la fac de droit de Fès
La plupart des établissements achètent des e-cours produits en externe

Source: Proactech Maroc et Expert Consulting
La formation à distance est encore loin de détrôner celle en mode «présentiel». Le schéma classique des cours demeure la règle, que ce soit dans les établissements dédiés à l’enseignement, ou bien dans le cadre de formations continues en entreprise ou dans les administrations publiques. Les formations en ligne et mixtes (à la fois par Internet et en salle de cours) ne pèsent pas gros, à peine 17,2% des établissements les proposent

Dans les écoles et universités, publiques et privées, le e-learning en est à ses balbutiements. Il n’existe pas encore de formations entièrement fournies en mode virtuel. La majorité des établissements de l’enseignement préfèrent encore les formations classiques, accompagnées de quelques modules en e-learning. Et il faut dire qu’ils n’ont pas tellement le choix! «Il y a eu quelques initiatives éparses dans les universités, mais la formation à distance n’a pas pu réellement se développer car il n’existe pas de texte régissant ce mode d’enseignement», relève Mohamed Aboussalah, directeur de l’Enseignement supérieur et du développement pédagogique au ministère de l’Enseignement supérieur. «Un campus virtuel a même été programmé, mais il est resté au stade projet», poursuit-il. Néanmoins, la réforme de la loi 01-00 relative à l’Enseignement supérieur, en préparation par la tutelle, prévoit un chapitre e-learning qui pourrait «déverrouiller» ce secteur. En attendant, le ministère travaille déjà sur un projet pilote, à la faculté de droit de Fès. «Nous avons ciblé le département d’économie de Fès car il compte plus de 9.000 étudiants et seulement 50 enseignants. Nous avons accordé plus de postes budgétaires à l’établissement en vue de lancer ce projet qui sera ensuite élargi à d’autres facultés», annonce le ministre de l’Enseignement supérieur, Lahcen Daoudi. Pour lui, l’extra muros s’impose de fait, car avec l’encombrement des universités et le manque d’infrastructures, c’est la solution la mieux indiquée. Le ministère financera entièrement le projet. Les modules fondamentaux de première année seront les premiers à faire l’objet d’une formation à distance. «Le problème c’est l’équipement des étudiants. Mon souhait est d’offrir avec chaque bourse une tablette. Nous avons besoin d’unités de productions locales afin d’obtenir des prix moins chers», précise Daoudi.
Cependant, l’absence de cadre juridique et le manque d’équipements ne sont pas les seules raisons derrière le retard pris par le e-learning. «Les profs ne sont pas non plus très productifs. Ils ont du mal à fournir des cours supplémentaires en ligne», confie Mohamed El Moueffak, directeur de l’Iscae. En effet, trop pris entre leurs cours et leurs «activités professionnelles parallèles», ils n’ont pas assez de temps à consacrer à l’animation de formations sur le net.
«Nos formateurs, dans certaines filières, commencent à mettre en ligne des modules ou des sous modules de cours. Mais généralement, nous achetons des contenus réalisés par des auteurs externes», révèle Abdesslam Benahra, président de la Fédération marocaine de l’enseignement professionnel privé (FMEP). Il s’agit le plus souvent de modules en informatiques fournis par des opérateurs comme Cisco et Microsoft, des cours de finance et de comptabilité de la SFI (Société financière internationale), ou encore des cours de langues. «Cela ne coûte pas vraiment cher car les modules sont mutualisés. Un cours d’anglais coûte par exemple près de 2.000 DH, contre 6.000 DH dans les centres spécialisés», précise Benahra.
L’Ofppt avait également lancé des modules à distance il y a quelques années, mais il a abandonné son projet en cours de route. 
Selon le premier baromètre du e-learning publié en mars 2012 par les cabinets Proactech Maroc et Expert Consulting, les formations métier sont les plus courantes en mode e-learning (51,6% des cas) au Maroc, suivies de celles liées à l’informatique, au management, aux langues et à la bureautique. Elles sont le plus souvent proposées en autoformation (67,7% des cas). Par ailleurs, seuls 30% des utilisateurs déclarent préparer leurs contenus en interne.

Les établissements de formation moins connectés

Généralement, les universités, écoles et centres de formation sont moins connectés à Internet que les entreprises et les administrations publiques, selon le baromètre du e-learning 2012 des cabinets Proactech Maroc et Expert Consulting. Les étudiants sont les moins bien lotis. Près de 63,8% des établissements sondés comptent une totalité d’étudiants accédant à Internet. Pour le corps professoral, la part est de 75,9%. Elle passe à 79,3% pour le personnel administratif. En termes d’équipements, les établissements de la formation sont également moins pourvus en matériel informatique. Seuls 32,8% d’entre eux peuvent se targuer d’avoir des étudiants entièrement équipés. Et là encore, le personnel administratif et les enseignants sont plus gâtés. Les établissements d’enseignement ont du chemin à faire en matière de TIC.

Ahlam NAZIH

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc