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Les Cahiers de l'Émergence

Bourses d’études: Petit effort gouvernemental

Par L'Economiste | Edition N°:4106 Le 05/09/2013 | Partager
95.000 nouveaux bénéficiaires
Pour l’étranger, la pharmacie est exclue, sauf pour le doctorat
Le ministère étudie une augmentation des bourses d’excellence pour les doctorants

La volonté d’augmenter le nombre de bourses à l’échelle internationale se confirme. Il y a quelques années, il s’agissait d’une moyenne de 400 bénéficiaires des bourses à l’international. Pour cette année 2013-2014,  il s’agit de 800 étudiants ayant réussi leur baccalauréat qui bénéficieront des bourses dans le cadre de la coopération culturelle et scientifique

Des études au Maroc ou à l’étranger, l’accès aux bourses est un droit pour les étudiants. En tout cas, le pays a besoin des ces compétences pour accompagner les chantiers actuels et prendre la relève au niveau des universités. Le ministère de l’Enseignement supérieur (MES) s’est engagé pour cette rentrée universitaire à augmenter le nombre de bénéficiaires. «Il s’agit de presque 95.000 nouvelles bourses pour  les cycles licence, master et doctorat», souligne Afifi Abdel-ilah, directeur du Budget et des Affaires générales  au MES. Une augmentation du nombre de bénéficiaires qui a lieu chaque année avec une proportion moyenne de 10%. Parallèlement, dès 2012, les bourses ont été bonifiées de 200 DH/mois pour la licence et de 300 DH/mois pour le master et le doctorat. Le budget alloué à ces bourses a connu une évolution remarquable en passant de 557 millions de DH en 2011 à presque 1,3 milliard en 2012, soit une augmentation de 130%.
Si les bourses au niveau national augmentent naturellement tous les ans (effet de la démographie estudiantine), le nombre des bourses à l’étranger est aussi en hausse –  certes petite  – pour 2013-2014. Ceci entre dans le cadre des accords de coopération culturelle et scientifique qui lient le Maroc à plus de 30 pays. Le nombre de bourses au titre de l’année dernière était de 790 contre 745 une année auparavant. Pour cette année, le ministère prévoit près de 800 bourses à l’étranger. Les candidatures pour les bourses à l’étranger ne cessent d’augmenter d’année en année. 6.500 demandes ont été instruites contre 6.124 en 2012/2013 pour les différents programmes de coopération. «La demande pour les études de médecine à l’étranger est la tendance actuelle des dossiers traités  par le ministère», souligne Afifi Abdel-ilah.
En plus des places offertes dans le cadre international, les étudiants marocains, admis dans les grandes écoles françaises d’ingénieurs et de commerce, bénéficient de plus de 250 bourses d’excellence et de mérite.
En revanche, pour les prochaines années, fini les bourses pour ceux qui veulent se spécialiser en pharmacie à l’étranger, sauf s’il s’agit d’un doctorat. Explication: le marché de pharmaciens est saturé. «Les facultés marocaines sont suffisantes pour satisfaire nos besoins de formation en pharmacie. De plus, nous sommes en train de répertorier les spécialités dont le Maroc a besoin», souligne Lahcen Daoudi, ministre de l’Enseignement supérieur.
Le ministère prévoit aussi une revalorisation des bourses de recherche octroyées par le Centre national pour la recherche scientifique et technique (CNRST) en faveur des doctorants. Elle passa de 3.000 DH/mois à 5.000 DH/mois. Le but est de faire du métier de doctorant chercheur un métier plus attractif et ainsi assurer la gestion de la relève pour l’enseignement supérieur notamment dans des domaines pointus tels que l’aéronautique, la mécatronique, les énergies renouvelables, la santé et quelques disciplines d’économie, de gestion et de droit (droit des affaires, le droit international, l’économétrie, etc.). Pour ce qui est de la répartition du nombre des boursiers au niveau du Royaume, celle-ci est beaucoup plus concentrée dans la région du Grand Casablanca. A titre de l’année 2012/2013, le nombre de bénéficiaires était de 32.937 étudiants. La raison, la forte population de cette région.

Bourses de coopération: Le Sénégal, 1er sur la liste

Le Sénégal est le premier pays pourvoyeur de bourses de coopération aux étudiants marocains, suivi par la Tunisie. Il s’agit d’un système de réciprocité, dans la mesure où le Maroc lui aussi offre le même nombre de bourses aux étudiants sénégalais et tunisiens désirant poursuivre leurs études dans le Royaume avec comme critère l’excellence et le mérite. Les études dans le domaine médical sont les plus sollicitées par les étudiants marocains. Le pays d’accueil offre soit une bourse ou une exemption de scolarité ou même une place pédagogique.

Rajaa DRISSI ALAMI 

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