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Les Cahiers de l'Émergence

Ecoles d’ingénieurs
Un levier pour les métiers porteurs

Par L'Economiste | Edition N°:4106 Le 05/09/2013 | Partager
37 établissements de formation et 140 filières accréditées
Le déficit en profils pointus persiste
Un concours national commun pour les ENCG

Les écoles d’ingénieurs ne relèvent pas toutes des universités. Il y a celles qui relèvent des départements ministériels et d’autres qui disposent d’un autre système d’organisation telles que les ENSET et les FST. Selon Lahcen Daoudi, ministre de l’Enseignement supérieur, «aujourd’hui, c’est la pagaille au niveau des EI. Chacun à sa structure, ses gardiens, son administration,... Et aucune recherche scientifique, c’est du gaspillage»

Un ingénieur, c’est un métier qui consiste à poser et résoudre des problèmes souvent complexes liés à la conception, à la réalisation et à la mise en œuvre de produits, de système ou de service.  Dans un souci de répondre aux besoins urgents en ressources humaines qualifiées afin d’accompagner les différents plans de développement, le Maroc s’est  doté dun plant dit «Initiative 10.000 ingénieurs» en  2007. Ce plan a atteint son objectif quantitatif. Il a même dépassé le nombre fixé pour atteindre, en 2010-2011, 11.420 diplômés en ingénierie, soit une augmentation de 14%. «Néanmoins, le souci est toujours là, nous n’avons pas assez de profils dans des spécialités pointues telles que les ingénieurs en aéronautique et le spatial, en schiste bitumineux,… afin de prendre la relève. De plus, le statut des ingénieurs assimilés tels que ceux qui ont des masters en technologie pose un souci dans la mesure où il gonfle les chiffres», dénonce Lahcen Daoudi, ministre de l’Enseignement supérieur.  Aujourd’hui, le réseau des établissements publics de formation d’ingénieurs compte  près de 37 établissements. Plus de 140 filières du cycle d’ingénieurs sont accréditées par rapport à seulement 54 filières en 2007. Principales formations offertes: génie mécanique, génie informatique, télécommunications et réseaux, génie électrique, logistique, génie énergétique, etc.  Les écoles d’ingénieurs (EI) telles que l’ENSA, les ENSAM, IAV, ENAM, ERN, ERA, sont des établissements à deux années préparatoires intégrées. Elles recrutent directement des bacheliers. Les autres établissements tels que l’EMI, l’ENSIAS, l’ENSEM…, acceptent les lauréats des classes préparatoires externes ou les étudiants ayant un DEUG/DEUST ou encore ceux diplômés de même niveau ou d’un diplôme équivalent. Ces efforts d’augmentation ont été consolidés dans le cadre du programme d’urgence à travers la création des établissements de type ENSA (Ecoles nationales des sciences appliquées). Cette création a été dédiée dans le cadre de la politique de décentralisation de l’enseignement supérieur  scientifique et technique. De plus, les facultés de sciences techniques (FST) et les ENSET ont-elles aussi eu comme vocation secondaire de former des ingénieurs. Au sein des FST, 50% des candidats admis aux cycles d’ingénieurs doivent être des lauréats du Concours national commun (CNC).  L’autre moitié va aux étudiants ayant poursuivi deux ans au sein de FST. Cette nouvelle architecture pédagogique au cursus en 2 phases a été adoptée depuis 2007. Deux années préparatoires qui durent 4 semestres après le bac. S’ensuit le cycle d’ingénieurs qui s’allonge sur une durée de 3 ans afin d’acquérir le diplôme d’ingénieur d’Etat. Les EI prévoient également la possibilité de délivrer des diplômes de type LMD (licence, master, doctorat) et le DUT (diplôme universitaire de technologie). L’accès aux écoles d’ingénieurs se fait à partir du CNC et a pour condition: deux ans de classes préparatoires. Mais pourquoi le CNC? Celui-ci a été instauré dans le cadre de coopération avec la France à travers l’échange des professeurs et des méthodes. L’objectif de ce concours est d’harmoniser le système de sélection  et d’égalité des chances pour les étudiants.
Chaque année, c’est une EI qui se charge de son organisation et de la préparation de l’examen. Toute la gestion et la préparation se fait par des professeurs marocains. Pour cette rentrée 2013-2014, c’est l’EHTP de Casablanca qui a assuré la présidence et l’organisation du CNC. Après, les étudiants ayant suivi les deux ans de classe préparatoire sont éligibles pour passer un concours écrit. Une fois les résultats affichés, le classement se fait par ordre de mérite: les grands admis, les admis et les admissibles. Ces derniers passent une épreuve orale.  Soit ils sont sélectionnés et accèdent aux EI , soit ils échouent.

Repère

1942: Création de la première école d’ingénieurs sous l’appellation « Ecole marocaine d’agriculture» à Meknès.
1959: L’EMI a vu le jour, l’une des plus anciennes écoles d’ingénieurs universitaires
A partir des années 90: Une évolution remarquable suite à la création de nouveaux établissements,  aux changements majeurs de cursus de formation et de diversification des filières et des profils formés.
2007: Date de la réforme pédagogique à travers le système en deux phases classe préparatoire et cycle d’ingénieurs.

Vient après «la semaine de choix des écoles». Les étudiants sont interpellés en suivant l’ordre de mérite afin de faire leur inscription. Dès que les places pédagogiques disponibles sont pleines selon le quota de chaque école, les étudiants doivent faire le choix d’une autre. «Chaque année, il y a des désistements mais pour les prochaines rentrées, il y a une proposition d’ouverture d’une liste d’attente est faite, pour que d’autres étudiants occupent les postes vacants», avance Mohamed Aboussalah, directeur de l’Enseignement supérieur et du développement pédagogique. Cette année, même les ENCG ont connu le même sort que les EI. C'est-à-dire, les étudiants ont passé le concours national des ENCG. Dans une année, c’est au tour des facultés de médecine de passer un concours national commun d’accès.

Suivi des lauréats

Le ministère ne dispose pas d’un système national de suivi du devenir de nos lauréats. Certes, il existe dans un certain nombre d’universités et établissements universitaires, notamment les grandes écoles, des expériences en matière de suivi de l’insertion des lauréats. «Toutefois, pour les grandes écoles d’ingénieurs, le taux d’insertion est presque de 100%. La plupart des lauréats trouvent un emploi en une moyenne d’un an», souligne Afifi Abdel-ilah, ex-directeur de la Formation des cadres.
Le suivi des lauréats nécessite une harmonisation en termes de procédures et de mécanismes afin que les résultats puissent être interprétés de la même manière. A cet effet, le ministère a inscrit dans son plan d’action 2013-2016 la mise en place d’un observatoire pour l’adéquation des formations avec les besoins de l’environnement socioprofessionnel, d’une agence nationale d’orientation et d’un dispositif national de suivi de l’insertion des lauréats.

Rajaa DRISSI ALAMI

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