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Bill Clinton décrypte les marchés émergents

Par L'Economiste | Edition N°:3973 Le 21/02/2013 | Partager
Il sera l’invité le 24 février de l’Université internationale de Casablanca
Il est chancelier d’honneur du Laureate International Universities
L’homme est considéré comme le père de la «banque universelle»

La présidence de Bill Clinton a été aussi l’apogée des relations américano-marocaines. L’ancien pensionnaire de la Maison Blanche n’a jamais caché son «admiration» pour le monarque défunt

«Les défis des marchés émergents». C’est à un sujet complexe que va essayer de s’atteler l’ancien président de la première puissance mondiale. Il sera à ce titre l’invité de l’Université internationale de Casablanca (UIC) en tant que chancelier d’honneur du Laureate International Universities (réseau auquel appartient l’UIC) le 24 février. Il conseille ce réseau en matière de «responsabilité sociale, de promotion des jeunes leaders et de renforcement de l’accès à l’enseignement supérieur».
La présidence de Bill Clinton (1993-2001) a été l’une des périodes charnières de l’histoire des Etats-Unis, et a fortiori du monde. Symbole des nouveaux démocrates, ouvert à la déréglementation dans les secteurs de l’agriculture et des télécommunications, son mandat est marqué par la plus longue période d’expansion économique en temps de paix de l’histoire moderne américaine. Cette période a aussi été l’une des plus mouvementées: ratification de l’Alena (Accord de libre-échange nord-américain), intervention de l’armée américaine à Haïti, les accords d’Oslo, l’intervention des troupes de l’Otan dans la guerre du Kosovo, premier attentat contre le World Trade Center à New York (1993), attentats contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie. Si plusieurs scandales sont venus entacher ses huit années passées à la Maison Blanche, il serait difficile de faire fi des obstacles auxquels il a été confronté. Dans un congrès dominé par les républicains depuis 1995, c’est un rapport de force constant qu’il a dû gérer pour faire passer les lois, notamment sur le budget, qu’il avait à cœur de mettre en place. Néanmoins, le début de son mandat est marqué par plusieurs lois symboliques comme celle autorisant les salariés des grandes entreprises à s’absenter pour des motifs familiaux ou en cas d’urgence médicale ou celle de l’admission des homosexuels dans l’armée, en dépit de longues tergiversations avec le Pentagone. Sa femme Hillary a aussi joué un rôle significatif. C’est elle qui prépare un projet de loi sur la sécurité sociale et l’assurance maladie, qui aurait assuré à tous les Américains une couverture maladie. Mais le projet est bloqué par le Congrès.
En 1996, Clinton réussit toutefois à se faire réélire, bien que la majorité républicaine du Congrès ait été renforcée. Ce dernier l’obligera à adopter un budget en équilibre pour la première fois depuis 1969, du temps du président Nixon. Aidé par l’engouement des années 1990 pour la technologie, Bill Clinton est resté pour les Américains le président qui a créé 22,5 millions d’emplois en huit ans, dont 20,6 millions dans le secteur privé, record depuis inégalé, qui a largement éclipsé les 14,7 millions d’emplois créés par Ronald Reagan sur la même durée (1980-1988). Le taux de chômage des Noirs a en particulier été divisé par deux, passant de 14,2% à 7,3% en huit ans, grâce à 116 mois consécutifs de croissance.
Sa présidence a aussi été marquée par la création du concept de marchés financiers. En 1999, il met en place le Financial Services Modernization Act. Il permet aux banques et autres établissements financiers d’assurer aussi bien les services d’une banque de dépôt que d’une banque d’investissement et qu’une compagnie d’assurance. Il est à ce titre considéré comme le père de la «banque universelle». 
En quittant la présidence, il laisse derrière lui une économie américaine en bien meilleur état qu’à son arrivée. Il a réussi à sortir 7 millions d’Américains de la pauvreté, a pu ramener le taux d’inflation à son plus bas niveau depuis les années Nixon, et rembourser 370 milliards de dollars de la dette américaine.

Abdessamad NAIMI

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