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Analyse

Forêts: Un plan pour arrêter le massacre

Par L'Economiste | Edition N°:3968 Le 14/02/2013 | Partager
De nouveaux procédés permettent de lutter contre le pillage
Les formes d’exploitation déterminées par la loi
9 millions d’hectares délimités à l’horizon 2014

Source: Haut commissariat aux eaux et forêts
Les menaces qui planent sur le domaine forestier risque de dénaturer la richesse nationale en matière de faune et de flore. D’ailleurs, les forêts marocaines sont composées en grande partie de Feuillus, comme le chêne et le mûrier, ainsi que de nappes alfatières qui sont des superficies herbeuses comme les prairies et les brousses tempérées

Pillage, incendies… autant de menaces qui pèsent de plus en plus sur le domaine forestier au Maroc. Le Haut commissariat aux eaux et forêts redouble d’effort pour sensibiliser les citoyens à l’importance de préserver ce capital naturel.
Des spots publicitaires diffusés sur les chaînes nationales mettent en garde contre les comportements irresponsables des usagers des forêts. Mieux, même le cinéma s’en mêle. Androman, l’un des films marocains qui ont réalisé un grand succès en 2012, a remis sur la table la question du pillage des forêts de l’Atlas par des populations à la recherche du charbon et du bois pour se réchauffer. Cette situation s’étend à d’autres régions, notamment montagneuses, où la pauvreté et l’absence d’alternatives poussent les populations à surexploiter le patrimoine forestier. Pire, des bandes organisées se sont spécialisées dans le pillage des forêts, à des fins commerciales. C’est pour cela que le Haut commissariat aux eaux et forêts a mis en place une approche, visant à instaurer une nouvelle forme de relation avec les populations mitoyennes.
Concrètement, elles peuvent tirer profit de l’exploitation des forêts, via des coopératives, en contrepartie de la protection de ce patrimoine. Aussi, les superficies forestières peuvent être mobilisées à des fins d’investissement. Néanmoins, cette opération est réglementée de façon rigoureuse. Ainsi, le domaine forestier ne peut être mis à la disposition des investisseurs que dans trois cas explicitement cités par la loi. Il s’agit d’abord du détachement du terrain en question pour la réalisation de projets d’utilité publique. Ces terrains peuvent également être mobilisés dans le cadre de l’échange foncier pour la réalisation de projets sociaux.
A cela s’ajoute la procédure d’exploitation provisoire. Dans ce cas, les équipements installés doivent être démontables. Parallèlement, le département de Abdeladim Lhafi a engagé un autre chantier, relatif au durcissement des sanctions relatives aux délits forestiers. Cela devrait passer par l’actualisation de la réglementation en vigueur, qui date du début du siècle dernier. Néanmoins, au-delà de ces risques, ce sont surtout les tentatives d’appropriation de grandes superficies de forêts qui constituent le plus grand danger, pouvant même menacer l’équilibre écologique national. D’où l’importance de la délimitation du domaine forestier. Celle-ci est «une opération fondamentale qui permet de sécuriser l’assiette foncière dans l’ensemble du territoire national», a souligné Abdeladim Lhafi, Haut commissaire aux eaux et forêts. Son objectif est de mettre à l’abri le domaine forestier de toute forme d’appropriation.  Car, «un domaine non délimité est une voie ouverte à toutes les convoitises et au démantèlement du couvert forestier», dit-il. C’est pour cela que le Haut commissariat a mis en place un programme de délimitation depuis 2005. «Notre objectif est de délimiter définitivement la totalité des 9 millions d’hectares à l’horizon 2014».
Aujourd’hui, ce processus semble faire son chemin, en dépit des tensions que cela engendre, notamment à cause des protestations des populations mitoyennes. Pour faire face à ces blocages, les responsables du Haut commissariat avancent qu’ils «privilégient la négociation, afin de résoudre ces problèmes à l’amiable».


M. A. M.

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