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Analyse

Forum de Paris - Casablanca Round
Les multiples facettes du chaos

Par L'Economiste | Edition N°:3964 Le 08/02/2013 | Partager
L’instabilité et la complexité des événements à l’origine de leur imprévisibilité
Les tensions sur l’énergie portent les germes d’un désordre potentiel

Qui eût cru que l’humiliation de Mohamed El Bouazizi, charretier tunisien, entraînerait le chaos dans le monde arabe? Un chaos qui vient se greffer sur celui de la crise économique internationale, déjà vieux de trois an. L’imprévisibilité de ces événements n’est pas sans rappeler la théorie du chaos, dont les prémices sont attribuées à Henri Poincaré à la fin du 19e siècle, mais qui ne s’est réellement développée que dans les années 1970. Une théorie qui s’appuie sur la métaphore de l’effet papillon, utilisée pour représenter les différents événements qui contribuent à des changements dans le monde. «La métaphore illustre comment l’instabilité et la complexité de certains phénomènes les rendent extrêmement sensibles à des événements qui peuvent être jugés particulièrement insignifiants par rapport aux changements qu’ils impliquent», explique Mohamed El Kettani, PDG d’Attijariwafa bank, intervenant au cours du Forum de Paris - Casablanca Round. La mort de El Bouazizi est donc un battement d’ailes de papillon qui a entraîné la déferlante des changements de régimes et de gouvernements dans le monde arabe.
Le chaos, c’est également la menace qui plane sur le monde s’il ne réussit pas sa transition, notamment dans le domaine de l’énergie. Un secteur qui n’a pas manqué de connaître lui aussi ses moments de tensions, tels que le choc pétrolier qui a résulté de la guerre de Kippour en 1973, puis de 1979, ensuite le contre-choc à la fin des années 1980 avec l’effondrement de l’ex-URSS… «Après ces cas classiques de chaos énergétique, où en est-on aujourd’hui?», s’interroge Christian Stoffaes, président du Cercle des ingénieurs économiques.
«Le monde avait toujours vécu avec l’illusion que les marchés financiers contenaient toute l’information disponible et comportaient leurs éléments de stabilité nécessaires», explique l’expert. Du coup, toute intervention dans les marchés n’était pas vue d’un bon œil, fusse-t-elle pour prévenir la fraude.
Aujourd’hui, il y a un retour à l’économie réelle, avec comme fondement l’énergie. Un secteur qui peut être à l’origine de tensions politiques pouvant conduire à des guerres. «La politique étrangère des Etats-Unis, par exemple, est largement dominée par des questions de sécurité énergétique», signale Stoffaes. Concrètement, cela se traduit par des politiques de «protectorat» à l’endroit des pays producteurs de pétrole. 

Insolvabilité

 

Empruntée au registre météorologique, la théorie du chaos s’appuie sur la métaphore de l’effet papillon. «Le chaos, c’est également l’insolvabilité de bon nombre de ménages californiens, incapables de s’acquitter des traites de leur crédit immobilier», explique Mohamed Kettani, président d’Attijariwafa bank. Une faillite qui finira par créer «une tornade planétaire sans précédent». En effet, la globalisation des flux des capitaux, la multitude et la complexité des produits financiers ainsi que l’instabilité des investisseurs, ont été à l’origine de la crise des subprimes, qui a impacté l’ensemble des sphères économiques et financières à travers le monde. 

Hassan EL ARIF

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