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Economie

Forum de Davos
Benkirane défend son gouvernement

Par L'Economiste | Edition N°:3955 Le 28/01/2013 | Partager
Le processus de réformes économiques «sur la bonne voie»
Rassurer les investisseurs… et les bailleurs de fonds

Interpellé sur les droits des femmes, le Chef du gouvernement s’en est remis aux «spécificités régionales», et au fait que les «changements souhaités par les occidentaux ne sont pas partagés par la majorité de la population» 

ALORS que les régimes islamistes post-printemps arabe sont de plus en plus chahutés, Abdelilah Benkirane est parti à Davos dans l’intention de vendre l’exception marocaine. L’alternance politique qu’a connue le pays intrigue les observateurs internationaux qui voient le parti islamiste marocain diriger une coalition gouvernementale certes bousculée, mais qui arrive néanmoins à tenir le cap, légitimité électorale oblige.
«Le Maroc s’est engagé dans un processus de réformes sociales, politiques et économiques liées aux changements démocratiques […] Nous ne pouvons prétendre que nous avons atteint tous nos objectifs, mais les choses vont progressivement dans la bonne direction». Les propos du Chef de gouvernement se veulent rassurants, mais les inquiétudes des investisseurs étrangers demeurent, d’un point de vue régional, toujours aussi vives. Déjà dans une conjoncture économique difficile, où le déficit budgétaire et de la balance des paiements a atteint des niveaux insoutenables, le risque d’instabilité politique reste présent. Mais la délégation marocaine, conduite par Benkirane, Najib Boulif, ministre des affaires générales, et Miriem Bensalah, présidente du patronat, est partie pour déjouer ces réticences.
«Le climat des affaires est un atout sur lequel nous voulons capitaliser pour rassurer nos partenaires étrangers», affirme Bensalah, et d’ajouter: «Nous disposons d’une législation aux normes internationales, et ce, grâce à la ratification de nombreuses conventions bilatérales et multilatérales qui font du Maroc un pays où l’investissement est de plus en plus sécurisé, flexible et rentable». Rassurer sur le climat des affaires n’a pas seulement pour but d’accélérer le rythme des IDE, mais aussi et surtout de continuer à rester dans les bonnes grâces des bailleurs de fonds. En effet, alors que le FMI et la Banque mondiale sont de plus en plus sceptiques à financer les pays arabes, le Maroc fait office d’exception au vu des rapports étroits qu’il entretient avec les organismes financiers internationaux, qui ne manquent pas de souligner la «capacité de résilience de l’économie marocaine face à la crise économique et au climat politique tendu de la région».
En plus des questions économiques, le Chef du gouvernement a été fortement interpellé sur les libertés politiques. Invité à participer au panel des «transformations dans le monde arabe», Benkirane a déclaré: «Nous avons une forte opposition qui joue pleinement son rôle. Ceci dit, il existe des gens dont le rôle est de ralentir la cadence des reformes en marche, mais elles sont sur la bonne voie. Il y a un long chemin à faire et nous nous y prenons avec beaucoup de sérieux et de détermination».
Egalement interrogé sur la question des droits des femmes, Abdelilah Benkirane insiste sur le fait que «les Occidentaux doivent accepter notre spécificité. On assiste à une forte évolution des droits de l’homme dans notre société, mais les changements qu’ils souhaitent voir chez nous ne sont pas partagés par la majeure partie des populations dans le monde arabe», a-t-il déclaré. En outre, sur la question de la liberté de la presse, le Chef du gouvernement a tenu à souligner que le Royaume a marqué plusieurs avancées en la matière, et que depuis l’investiture du gouvernement islamiste «aucune affaire des médias n’a été relevée».

 

 

Abdessamad NAIMI

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