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Bourse: Des mesures pour relancer les transactions

Par L'Economiste | Edition N°:3955 Le 28/01/2013 | Partager
Ouverture du marché à 9h30, instauration des ordres à déclenchement…
L’essentiel des mesures sera applicable à partir du 4 février

Les transactions sur le marché central sont tombées à un plus bas depuis 2004. Les nouvelles mesures qui seront introduites à partir du 4 février sont censées améliorer la liquidité du marché

La Bourse va s’attaquer à la liquidité du marché. Après une année 2012 qui a vu les transactions sur le marché central (33 milliards de DH) dégringoler à un plus bas depuis 2004, la société gestionnaire de la Bourse, le CDVM et l’Association des professionnels des sociétés de Bourse (APSB) vont introduire de nouveaux mécanismes pour relancer les échanges.
Le  marché ouvrira à partir de 9h30. Cela représente un gain de 30 minutes au niveau des transactions. L’objectif recherché est également de rapprocher l’ouverture du marché casablancais de celle des marchés européens. La phase de cotation au dernier cours est, elle, repoussée jusqu’à 15h40.
Au niveau des valeurs cotées, le seuil des variations des actions qui cotent en continu est relevé de 6 à 10%. Il reste inchangé à 6% pour les titres côtés au fixing. Le plafond de 10% est autorisé les cinq premières séances pour les valeurs nouvellement introduites à la cote quel que soit le mode de cotation. Les limites de variations des titres de créance sont, elles, fixées à 2% pour les titres cotés en pourcentage et 6% pour ceux cotés en dirham. En outre, la durée de réservation est ramenée de 10 à 5 minutes. Ces mesures sont supposées assurer une meilleure disponibilité des titres mais aussi permettre aux investisseurs de saisir rapidement d’éventuelles opportunités. D’autres mécanismes, notamment la réduction des pas de cotation et l’augmentation à 500 titres de la quantité minimale dévoilée d’un ordre, seront instaurés. L’ensemble de ces mesures sera applicable à partir du 4 février. Une autre disposition concerne la mise en place des ordres à déclenchement. Elle s’ajoutera au trois types d’ordres existants et permettra à l’investisseur d’intervenir sur le marché dès qu’un seuil qu’il a préalablement choisi est atteint. Il pourrait se protéger mais aussi profiter d’un retournement de tendance du marché. Cette disposition sera applicable à partir du 6 mars.
Au-delà des nouvelles mesures dont l’effet sur les transactions reste encore à prouver, le marché attend la validation et la mise en application des premiers textes sur le marché des capitaux au moins dès ce semestre. La loi sur le prêt emprunt de titres est la plus attendue aujourd’hui pour améliorer la liquidité du marché. Elle donnera plus de possibilités d’intervention sur le marché. Mais seuls les investisseurs avertis, notamment les institutionnels, seraient autorisés à effectuer des ventes à découvert dans un premier temps. L’aménagement du cadre réglementaire de la Bourse de Casablanca elle-même serait également un pas de plus dans le changement de dynamique de la place. La nouvelle mouture permettra la création d’un compartiment principal et un autre pour les PME. Les deux seront dotés de sous-compartiments. Le principal apport du texte sera l’élargissement des pouvoirs de la société gestionnaire de la Bourse. «Elle aura la possibilité d’ajuster les exigences d’introduction en Bourse sur les différents compartiments», indique Karim Hajji, directeur général de la Bourse de Casablanca. La volonté d’améliorer la liquidité du marché contraste avec le relèvement de 10 à 15% de l’impôt retenu à la source sur les produits des actions, parts sociales et revenus assimilés. «L’objectif est de faire face à la spéculation financière et encourager le renforcement de l’assise financière de l’entreprise», a relevé Abdellatif Zaghnoun, directeur général des Impôts lors de son passage au Club de L’Economiste (cf. www.leconomiste.com du 21 janvier 2012). Cela revient également à pousser les investisseurs à demeurer figer sur leur position. Pour une Bourse illiquide, le timing de cette mesure est discutable.

Renforcement de la communication

 

Une personne sur vingt a connaissance de la Bourse comme instrument de financement pour les entreprises. Les résultats de l’étude sur la perception de la Bourse l’ont poussée à réaménager sa politique de communication. Elle prévoit un rapprochement avec des associations professionnelles et les Centres régionaux d’investissement (CRI). Cela se traduira notamment par l’organisation d’événements en commun et la participation à des salons. La Bourse va également mettre en place des écrans d’affichage au niveau des CRI. En outre, elle compte lancer une application mobile. La stratégie de promotion pour 2013 prévoit le lancement du jeu «les champions de la Bourse» à partir du premier avril. Les concurrents devront gérer un portefeuille virtuel de 1 million de DH pendant trois semaines. L’école de la Bourse s’est dotée d’un site web. Les usagers pourront s’inscrire aux formations proposées en partenariat avec l’APSB et l’ASFIM. Des modules de formation en ligne seront développés ultérieurement, est-il indiqué. 

F. Fa

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