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Energie solaire
Derniers réglages pour le chantier d’Acwa Power

Par L'Economiste | Edition N°:3955 Le 28/01/2013 | Partager
L’ordre de lancement des travaux en attente
Des appels d’offres en cours de préparation
Un site pour postuler directement aux marchés

A quoi ressemblerait la première centrale solaire de Ouarzazate? Le consortium mené par le groupe Acwa Power livre un avant goût de ce chantier qui s’étalera sur 450 ha pour un investissement de 200 millions de dollars. «Le projet n’a pas encore démarré. Nous attendons qu’Acwa Power donne l’ordre de lancement des travaux», nous déclare Emilio Viguera Gracia, responsable de projet chez Acciona Ingieria.
Une attente qui se justifie fort probablement par le fait que le groupe saoudien est en train de préparer les appels d’offres. «Un site internet est en cours de construction pour interagir avec les industriels: dépôt de candidatures, de références… Le but est d’assurer un accès facile et égal à tous les opérateurs intéressés par ce marché», annonce, le 21 janvier à Skhirat, Paddy Padmanathan, PDG d’Acwa Power (cf. L’Economiste du 22 et 23 janvier 2013).
L’on sait déjà que TSK, également membre du consortium, sera le chef de file chargé de construire la future centrale devant produire 160 MW d’ici 2015. «Depuis deux mois une équipe de 5 personnes prospecte… Nous n’excluons par des joints-ventures avec des opérateurs  ibériques ou marocains», précise le représentant de la société espagnole. Tour à tour, la Fédération nationale de l’électricité, de l’électronique et des énergies renouvelables (Fenelec) et la Fédération des industries métallurgiques, mécaniques et électromécaniques (FIMME) ont déclaré «qu’aucune prise de contact n’a été faite à ce jour…». Comme s’il fallait attendre qu’un investisseur vienne frapper à la porte pour percer...
Pourtant, il y a plusieurs marchés à prendre dans le génie civil, le montage électrique, le transport, la chaudronnerie, la métallurgie… La station solaire de Ouarzazate représente ainsi 2,5 millions de m3 de terrassements. De quoi faire saliver les entreprises de BTP. Elles ne sont pas les seules dans la mesure où les prévisions tablent sur 120.000 m3 de béton et 3.500 tonnes de fer. Sans compter les besoins en pouces de soudure et en tuyauterie d’acier. Une bouffée d’oxygène donc pour des métallurgistes, comme Sonasid ou Maghreb Steel. La profession a d’ailleurs réclamé courant 2012 auprès du département du Commerce extérieur la mise en place des mesures de défense commerciale (L’Economiste du 26 septembre 2012). 
N’empêche que rien n’est gagné pour autant. Vu la crise, les «champions nationaux» devront s’attendre à une concurrence étrangère féroce, espagnole et turque surtout. C’est particulièrement vrai pour les entreprises de BTP. Avec aussi un gros enjeu en perspective: créer une filière industrielle solaire et capter la valeur ajoutée que va générer la centrale solaire aussi bien durant sa construction que lors de son exploitation. D’où le débat autour du taux d’intégration des opérateurs locaux fixé à 30%. Le PDG d’Acwa Power, qui tient à préciser qu’il exprime un avis personnel, estime «qu’il ne sert à rien de créer une valeur artificielle. L’essentiel est de s’assurer qu’une base pourra participer à la création d’une valeur ajoutée». Et de souligner qu’avant de soumissionner au projet, le groupe saoudien est «venu au Maroc pour cerner le tissu industriel. Sa communauté n’est pas très vaste. Quant à ses capacités de production, elles sont soit sous utilisées, soit orientées à d’autres fins ou pas très sophistiquées». Le message à peine voilé est que l’on sait ce que les opérateurs locaux peuvent faire et ce qu’ils ne peuvent pas. Si l’aventure de l’aéronautique a été probante, pourquoi ne le serait-elle pas pour la future filière de l’industrie solaire?

1.000 postes

 

DU côté de la commission emploi de la CGEM, les attentes portent plutôt sur le nombre de postes à créer, le type de besoins, la nature des profils. Son représentant a publiquement interpelé Acwa Power afin de pouvoir lui apporter éventuellement une aide. Lors de la construction, les deux tiers des 1.000 salariés seront des Marocains. Les futurs employés, tels que les techniciens de tours de contrôle, auront droit à une formation sur place. Acwa Power aura besoin d’ingénieurs, de consultants et de médecins.

 

Faiçal FAQUIHI

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