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Comarit: Le redressement judiciaire tarde

Par L'Economiste | Edition N°:3955 Le 28/01/2013 | Partager
Lancée en juin, l’expertise de la Cour à peine bouclée
C’est la dernière cartouche pour la 1re compagnie maritime du Maroc

Le bout du tunnel semble encore loin pour la Comarit et ses employés. La procédure de redressement judiciaire lancée par le management de la société en juillet dernier n’a  toujours pas abouti. Et cela quelques semaines après le premier anniversaire de la saisie des bateaux de la première compagnie maritime du pays. Selon des sources proches du dossier, le tribunal a mandaté deux experts pour étudier la situation de la Comarit. Les deux spécialistes, l’un en finance et l’autre dans le maritime ont déposé leurs copies respectives auprès du tribunal de commerce de Tanger la semaine dernière. L’affaire reste suspendue à la décision que le juge rendra concernant la mise sous redressement judiciaire de l’entreprise lancée par Ali Abdelmoula. Ce dernier avait annoncé la décision en juillet dernier après avoir épuisé toutes ses cartouches lors d’une assemblée générale extraordinaire. Abdelmoula avait alors assuré qu’un plan de continuité devait être mis en place, basé éventuellement sur l’offre du Fonds d’investissement italien formulée début 2012 mais jamais formalisée (voir notre édition n° 3813 du 26 juin 2012). Ce plan fait suite à plusieurs autres, mais comme ses prédécesseurs n’a pas pu être mené à terme. La Comarit avait fait état de retards successifs dans la mise à sa disposition des documents garantissant la disponibilité du montant de l’investissement, 40 millions d’euros. C’est alors que les actionnaires ont décidé de recourir au redressement judiciaire. Cette procédure devrait permettre au groupe de se mettre sous la protection de la justice et de gagner du temps afin de trouver un partenaire.
A rappeler que le Fonds d’investissement italien était prêt à injecter 40 millions d’euros mais à condition que l’Etat marocain apporte de son côté 25 millions d’euros supplémentaires, soit environ 280 millions de DH, expliquait Abdelmoula dans sa communication aux employés de juin dernier. Le deal devait être aussi accompagné par l’abandon des créances de la part des banques et le rééchelonnement des dettes résiduelles sur 10 ans. Ces dettes sont évaluées, selon certaines sources à plus de 2 milliards de DH, dont une grande partie due aux banques.

Amoncellement de factures

 

Les problèmes financiers de la Comarit-Comanav se sont compliqués vers la fin de 2011. Entre août et novembre 2011, la Comarit a fait l’objet de deux saisies exécutoires d’un montant global de près de 2,6 millions de DH au profit de l’administration des Douanes. Au niveau de la Comanav Ferry, deux saisies similaires ont été effectuées par la CNSS en janvier et mai derniers pour un montant global d’un peu plus de 15 millions de DH. Le groupe traîne depuis 2011 des saisies de courte période sur ses bateaux essentiellement à Sète. La plupart du temps, il s’agissait de factures de combustible non payées qui bloquaient la route aux ferrys de la compagnie par huissier interposé. Actuellement les dettes techniques pour la seule compagnie Comarit s’élèvent à 250 millions de DH, dont près d’une centaine au titre des approvisionnements en combustible. 

Ali ABJIOU

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