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    Fès: L’INDH plus exigeante sur l’éligibilité

    Par L'Economiste | Edition N°:3618 Le 19/09/2011 | Partager
    La création d’une société en nom collectif, passage obligé
    Apport de 30% du montant par les porteurs de projets
    CRI et Anapec impliqués dans la formation et l’accompagnement

    Les bénéficiaires ne seront plus laissés-pour-compte. Avec ce nouveau dispositif, le CRI et l’Anapec sont appelés à les soutenir via un appui en formation, et une aide à la constitution de sociétés en nom collectif

    Désormais, il ne suffira plus d’avoir une association pour bénéficier des fonds de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH). En effet, l’Etat veut capitaliser sur l’expérience du premier quinquennat (2005-2010) du développement social. Ses services reconnaissent, dans leur dernier bilan, qu’il y a quelques dysfonctionnements qui entravent la mise en oeuvre des projets de l’INDH relatifs au manque de professionnalisme de certains partenaires et l’insolvabilité des bénéficiaires de deniers publics. Face à ce constat, d’autres moyens à même d’améliorer les conditions de vie de la population, de renforcer le principe de la bonne gouvernance, d’impliquer et intégrer davantage les citoyens dans la vie économique, sont prévus. Ceci, à travers la réorganisation des subventions octroyées, de manière à ce que les projets de l’Initiative puissent survivre le plus longtemps possible et assurer des revenus respectables au profit de leurs porteurs.
    Dans ce sens, «la création d’une société de personnes est devenue une condition obligatoire pour tout demandeur de fonds dans le cadre des activités génératrices de revenus (AGR)», explique Mohamed Rharrabi, wali de la région de Fès-Boulemane, qui a récemment réuni les présidents des comités locaux de l’INDH, les élus, les acteurs associatifs et les responsables du Centre régional d’investissement (CRI) et de l’Agence nationale de la promotion de l’emploi et des compétences (Anapec). La présence de ces deux derniers est particulière à plus d’un titre. Selon le wali, «pour lutter contre les échecs qu’ont connus certains projets AGR durant les 5 premières années de l’INDH (2005-2010), l’Etat a confectionné un nouveau dispositif juridique. Lequel s’appuie sur l’implication du Centre et de l’Agence. De fait, les bénéficiaires ne seront plus laissés-pour-compte. «Avec ce nouveau dispositif, le CRI et l’Anapec sont appelés à les soutenir via un appui en formation, et une aide à la constitution de sociétés en nom collectif», ajoute-t-il. Pour le premier volet, ces jeunes vont être initiés dans la gestion des entreprises, les techniques de commercialisation et d’autres modules appropriés. Par ailleurs, les jeunes porteurs de projets sont invités à faire preuve de responsabilité et de civisme pour une affectation optimale de la subvention et pour honorer leurs engagements contenus dans les cahiers des charges relatifs aux projets. L’idée est de poser les jalons d’une plateforme participative pouvant assurer la pérennité aux AGR.
    En matière de financement, l’Etat leur fournit une «chance inouïe» en les dotant de 70% du montant du projet, en plus des mécanismes de suivi et d’évaluation. Une fois le projet mis sur les rails, les bénéficiaires seront seuls maîtres et responsables de leur entreprise et impliqués dans son développement. C’est pourquoi ils doivent y participer en mettant eux aussi la main à la poche. En effet, le nouveau dispositif juridique exige des porteurs de projets un apport de 10% du montant en numéraire et 20% en nature. Telle une entreprise, la société de personnes est soumise à l’audit des services spécialisés. L’Etat veut, donc, couper avec ces associations qui prennent les fonds et disparaissent. Aussi, pour lutter contre la mortalité des projets, l’on veut instaurer un management d’entreprise sociale selon un véritable cahier des charges où volonté rime avec savoir-faire et esprit d’initiative.
    Le point commun de tous les projets est bien sûr la lutte contre la précarité et l’exclusion sociale. A Fès, le nouveau contrat entre Etat et population vulnérable a déjà séduit. En fait, le comité préfectoral vient d’approuver 76 projets d’AGR au titre de 2011. Ce total a dépassé largement le nombre global de tous les projets AGR (43) financés au titre de la période 2005-2010. «Cette évolution en nombre est due essentiellement à l’adoption d’un dispositif de communication, de mobilisation et d’accompagnement des jeunes. Ces projets qui totalisent un coût global de 11 millions de DH, avec une contribution INDH de 7,25 millions de DH, bénéficieront directement à quelque 361 personnes, organisées dans le cadre de sociétés», conclut Rharrabi.

    Bilan d’étape

    Six ans après son lancement, l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH) a amélioré le quotidien de plusieurs centaines de milliers de gens à Fès. Aujourd’hui, le bilan fait état de plus de 550 millions de DH d’investissements, près de 600 projets opérationnels et 600.000 bénéficiaires dans 20 quartiers démunis ciblés par les programmes de l’INDH. En pourcentage, l’Initiative a permis de réduire le taux de la pauvreté de 36 à 21% au niveau des communes rurales ciblées.

    De notre correspodant, Youness SAAD ALAMI

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