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    Economie

    Emploi: Tous les secteurs recrutent

    Par L'Economiste | Edition N°:3618 Le 19/09/2011 | Partager
    C’est le cas de l’offshoring, l’aéronautique, le BTP et le textile
    200 industriels à l’Aerospace Meetings Casablanca
    Boeing rencontre ses fournisseurs en octobre au Maroc

    Même si les statistiques de la CNSS affichent une baisse de l’emploi de 2% dans le textile, le secteur recrute. Cette évolution (-2%) s’expliquerait par le retard des déclarations et le travail au noir. Mais selon l’Amith, le secteur a créé 7.800 emplois à fin août

    BTP, textile, aéronautique, équipement auto, tourisme, centres d’appels, offshoring… tous ces secteurs recrutent à nouveau et, semble-t-il, massivement. Les carnets de commandes se remplissent. Les chiffres de la CNSS sur les salariés déclarés par les différents secteurs renseignent sur la tendance à la hausse de l’emploi et ce, même s’ils ne sont pas définitifs. Ainsi, entre juillet 2010 et juin 2011, tous les secteurs ont recruté. L’augmentation des effectifs est de 21% dans l’offshoring, 16% dans l’aéronautique, 12% dans l’équipement auto et 8% dans le BTP.
    L’aéronautique, par exemple, connaît une conjoncture favorable, sous l’effet de la reprise des commandes chez les deux grands, Airbus et Boeing. Le secteur a augmenté ses effectifs et compte 5.246 salariés inscrits dans les registres de la CNSS durant la période juillet 2010 à juin 2011. «Les carnets de commandes sont remplis sur 5 à 6 ans. C’est dû au lancement des projets de Boeing, de Airbus et le projet chinois d’un avion monocouloir le C919... La cadence de production reste forte et donc les donneurs d’ordre et les sous-traitants doivent répondre à cette montée en puissance», explique Hamid Benbrahim El-Andaloussi, président du Groupement des industries marocaines aéronautiques et spatiales (Gimas).
    Dans ce secteur où plusieurs opérateurs internationaux sont implantés, l’on s’attend donc à une forte progression de la demande. Une situation à laquelle le Maroc est préparé à court et moyen terme, selon le président du Gimas. D’abord parce qu’il a mis en place un centre de formation des compétences dans un secteur où les ressources humaines restent un atout de compétitivité. Ensuite, le lancement de la P2I de Nouacer répond aux besoins des investisseurs et des PME.
    Benbrahim El-Andaloussi estime aussi que l’offensive menée par le Maroc, via l’Agence marocaine de développement des investissements (AMDI), le ministère de l’Industrie et Maroc Export, commence à porter ses fruits. D’ailleurs, Casablanca va abriter, ce lundi 19 septembre et demain mardi 20 septembre, «l’Aerospace Meetings Casablanca». Un rendez-vous qui va rassembler 200 industriels de l’aéronautique spatiale et électrique embarquée. Des rencontres B to B seront organisées lors de cette rencontre où les directeurs d’achats des grandes firmes du secteur seront en force. Parmi les participants, l’on compte Airbus et Safran.
    De plus, dès octobre prochain, Boeing compte tenir une réunion avec ses fournisseurs à Casablanca. Ce qui permettra au secteur de montrer la qualité de la supply chain Maroc.
    La conjoncture est également porteuse dans le textile. Il est vrai que ce secteur affiche une légère baisse de 2% des salariés inscrits sur les registres de la CNSS, mais cette évolution ne renseigne pas sur la réalité du terrain. D’abord parce que les déclarations arrivent avec du retard. Ensuite, dans ce secteur, qui englobe les entreprises tournées vers l’export et celles qui alimentent le marché local, le travail au noir reste élevé. «Nous estimons que ce qui est déclaré à la CNSS n’est pas conforme à la réalité puisque, à fin août, 7.800 personnes ont été embauchées par notre secteur», affirme El Mustapha Sajid, président de l’Association marocaine des industries textiles et habillement (Amith) confirmant ainsi la reprise que connaît le textile. Le rapprochement avec les statistiques de l’Office des changes permet de relever qu’à fin aout, les exportations de vêtements confectionnés sont en augmentation de 7,8% alors que ceux des articles de bonneterie le sont à plus de 7,5%.
    L’Amith, qui a signé en mars dernier une convention de partenariat avec l’OFPPT pour la formation-insertion de 20.000 jeunes en 2011, estime toutefois qu’avec la crise au niveau de la zone euro, le secteur ne dispose pas d’une grande visibilité. Mais elle reste optimiste et poursuit sa prospection de nouveaux marchés.
    Autre secteur qui emploie, le BTP. Entre juillet 2010 et juin 2011, il a accru ses effectifs de 8%. «Les opérateurs sont plus transparents. Au niveau de la fédération, nous poussons les opérateurs à déclarer la totalité des effectifs. C’est d’ailleurs une condition pour répondre à la commande publique», explique Bouchaib Benhamida, président de la Fédération nationale du bâtiment et des travaux publics (FNBTP). Et d’ajouter qu’en revanche «la promotion immobilière connaît beaucoup d’informel». Pour les mois à venir, les perspectives du secteur s’annoncent optimistes. «La commande publique est maintenue sauf pour l’entretien routier dont certains programmes ont été stoppés pour des raisons financières», indique Benhamida.

    Khadija MASMOUDI

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