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    Economie

    Les femmes presque égales aux hommes!

    Par L'Economiste | Edition N°:3618 Le 19/09/2011 | Partager
    Un rapport de la Banque mondiale met en relief des disparités criantes
    Les vieilles habitudes ont la peau dure

    QUE ce soit dans les pays pauvres ou développés, l’inégalité des genres est une réalité. Mais c’est dans les pays en développement que les disparités hommes-femmes sont les plus fortes. Le rapport de la Banque mondiale sur le développement du monde 2012, portant sur l’inégalité des genres et développement, pointe du doigt de nombreux points noirs. La disparité la plus frappante a été observée au niveau du taux de mortalité féminine comparé à celui des hommes, notamment dans les pays en développement. Le surplus de la mortalité féminine s’accompagne d’un déficit de filles à la naissance surtout au niveau des pays à revenu intermédiaire. L’autre disparité persistante, notée dans le rapport, concerne la faiblesse relative des taux de scolarisation des filles défavorisées. Les inégalités sont également très ponctuées au niveau de l’accès aux opportunités économiques et des revenus sur le marché du travail, dans l’agriculture, ou dans l’entreprise. De la même manière, les femmes ont une moindre influence sur les ménages et la société que les hommes. Pourtant, Justin Yifu Lin, économiste en chef de la Banque mondiale, est restée formelle, lors de la vidéoconférence qui a rassemblé plusieurs pays. «Empêcher les femmes et les filles d’acquérir les compétences et de générer les revenus nécessaires pour réussir dans une économie mondialisée est non seulement injuste, mais préjudiciable sur le plan économique», a-t-elle affirmé.
    Le rapport de la Banque mondiale propose quelques solutions. Il s’agit d’abord de s’attaquer à la problématique de la mortalité des filles et des femmes ainsi que les inégalités persistantes dans le domaine de l’éducation. Ensuite, combler les niveaux de rémunérations et la productivité des femmes et des hommes. Puis, accroître l’influence des femmes au sein du ménage et dans la société. Enfin, il convient de lutter contre la perpétuité des disparités entre les hommes et les femmes d’une génération à une autre. Remédier à ces disparités passe par la poursuite d’une action publique nationale cible, indique le document. «Les stratégies devront s’attaquer aux causes profondes des disparités entre les genres», affirme Ana Revenga, codirectrice du rapport. Ce qui passe, par exemple, par la lutte contre les obstacles qui confinent les femmes dans des emplois peu productifs et peu rémunérés. Grâce à de multiples efforts, les femmes parviennent aujourd’hui à damer le pion aux hommes sur certains points. Au cours de ces 25 dernières années, le monde a réduit une partie des disparités hommes-femmes. Dans la plupart des pays, l’écart en termes de scolarité entre garçons et filles se résorbe. Dans 45 pays en développement, les filles sont plus nombreuses à poursuivre les études secondaires et elles sont plus représentatives que les hommes dans les universités au niveau de 60 Etats. Puis, plus d’un demi-milliard de femmes sont entrées dans la vie active au cours de ces 30 dernières années.

    Et le Maroc?

    POUR faire un point sur la situation dans chaque zone géographique, la Banque mondiale va publier un rapport régional en octobre. Le document permettra de faire notamment le point sur le Maroc et le Maghreb. Ana Ravenga a toutefois souligné que dans le cas du Maroc, le rapport a pris en compte les efforts fournis ces dernières années pour améliorer la condition féminine. Des efforts ayant trait au changement du code de la famille et de nombreuses initiatives pour favoriser l’accès des femmes aux ressources.

    Maimouna DIA

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