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Entreprises

La CGEM poursuit son road-show

Par L'Economiste | Edition N°:3618 Le 19/09/2011 | Partager
Prochaine étape: Chaouia-Ouardigha
Objectif: promouvoir la RSE et débattre de l’emploi

L’emploi durable est la préoccupation de tous. C’est la thématique retenue pour la 8e escale de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM). Cette escale, qui se déroulera le 30 septembre dans la région de Chaouia-Ouardigha, tentera de répondre à une réelle problématique dont pâtit la région. Grèves à répétition, taux de chômage élevé, unités de production à l’arrêt, actes de vandalisme… toute une jeunesse qui attend de l’Office chérifien de phosphates (OCP) un emploi. Certes, l’OCP vient de lancer une opération de recrutement conséquente et de soutien à la création de l’entreprise (OCP Skills), mais à lui seul, il ne pourra contenir toute la demande de la région. Dans ce contexte, l’événement de la CGEM tombe à point nommé puisqu’il conjugue le souci de l’emploi durable avec celui de la responsabilité sociale des entreprises (RSE). Une occasion pour la CGEM de promouvoir son label RSE. A ce jour, ce sont uniquement une quarantaine d’entreprises qui sont labellisées. «Sur un total de 450 unités industrielles, la région de Chaouia-Ouardigha ne compte qu’une seule entreprise labellisée RSE », regrette Nabil Ziatt, président de Stroc Industrie et de l’Union régionale Chaouia-Ouardigha. Une union encore jeune qui ne compte que 40 entreprises adhérentes.
«Cette escale permettra à la CGEM de se rapprocher davantage des entreprises et de les sensibiliser sur les possibilités de partenariat et aides», souligne Ziatt. L’escale, qui se tiendra le 30 septembre à Settat, sera organisée sous forme de 3 panels. L’un portera sur la RSE comme facteur de croissance pour l’entreprise et l’autre mettra l’humain au centre du projet de l’entreprise durable. Le dernier panel regroupera des représentants des trois religions monothéistes pour débattre des valeurs comme source d’inspiration pour l’entreprise. L’événement accueillera également le patron de l’un des syndicats les plus actifs.
La région de Chaouia-Ouardigha est considérée comme étant la 4e zone industrielle du pays. Si l’OCP réalise à lui seul les deux tiers de la production industrielle, la région abrite un nombre important d’industriels (Sumitomo, Settavex, Cristalstrass, Roca, Holcim, Lafarge, Stroc…). Des unités qui opèrent dans des secteurs clefs de l’économie: chimie et parachimie, industrie pharmaceutique, peintures… D’autres secteurs sont en train d’émerger, en l’occurrence l’industrie métallurgique et mécanique, grâce à l’installation de projets structurants comme les laminoirs ou encore l’industrie automobile avec l’arrivée d’équipementiers et d’unités spécialisées dans la fabrication de matériel électronique pour moteurs. L’industrie agroalimentaire y est aussi très prépondérante en raison de la diversité et de la disponibilité de la matière première. La région compte aussi plusieurs unités céréalières.
Chaouia-Ouardigha absorbe 5% de l’effectif national, près de 21.782 emplois permanents, selon le CRI. Cette force de travail lui permet de générer 6% de la production industrielle nationale et 4% des exportations. «Elle attire un nombre important d’investisseurs étrangers, notamment espagnols et italiens», explique Ziatt. Cependant, 48% des implantations industrielles sont concentrées dans la province de Berrechid.

Il. B.

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